JUVIYOGA
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Le compte rendu

de l 'Assemblée Générale 2018.

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Le résumé de l'enseignement de

notre stage

"YOGA et AYURVEDA"

est en ligne

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ainsi que tous les

principes appris durant

ces dernières années.

dans les pages "Philosophie du yoga" 

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Et les photos de notre stage AYURVEDA sont ici

ainsi que le diaporama de la conférence

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Un nouveau texte de Mataji sur

"Le sentiment de culpabilité" qui peut nous faire réfléchir...

ici

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Une réflexion sur la culpabilité

Le sens de culpabilité : comment s’en défaire ? Voici la réponse de Mataji :


Le sens de culpabilité, nous en avons hérité, cela devient comme une habitude de nous sentir coupable constamment. Ce sens de culpabilité est assez profondément enraciné en nous, et si nous arrivons à l’analyser en partie, cela ne nous donne pas de solution.


La solution donnée par le yoga, c’est de ne pas oublier que nous sommes l’Energie divine. Nous sommes liés à cette Energie, qui est omniprésente. Si nous arrivons à la sentir, alors, petit à petit, nos habitudes changeront. Nous verrons les choses différemment.

Nous pouvons trouver une aide dans le bhakti yoga par exemple. Le bhakti yoga, c’est la dévotion vers Dieu ou vers un Sage. Dans ce cas-là, ce Sage ou ce Dieu est notre protecteur.

 

Dans le Shanti Path, nous répétons « Na Ham Karata, Hari Karata, Hari Karata, hi Kevalam

(Ce n’est pas moi qui agis, c’est l’Energie Universelle qui agit, c’est seulement Elle qui agit) ». Cela nous aide à nous détacher des fruits de nos actions. Cela ne signifie pas que c’est quelqu’un qui est à l’origine de nos erreurs. La démarche du yoga, c’est de prendre conscience de ses erreurs et de les accepter, pas de nous justifier. Le travail sur soi, c’est de mieux connaître nos limites, pour mieux les dépasser.


Vous ne pouvez pas effacer ce qui a été fait. C’est impossible : si par exemple, je vous ai dit quelque chose qui vous a blessé, je ne peux pas revenir en arrière avec de simples excuses car je suis sensible à la blessure que je vous ai causée. Si je n’ai pas cette sensibilité, je n’éprouve aucune nécessité de m’excuser.
Les excuses ne doivent pas être utilisées comme un outil pour se justifier soi-même. Ce sont ces pratiques que nous avons mises en place dans la vie de tous les jours qui ne nous laissent pas nous détacher de ce sens de culpabilité. Vous faites quelque chose, puis vous vous en excusez, vous refaites la même chose, vous vous en excusez de nouveau, et ainsi de suite…

Certains, un peu égocentriques, choisissent de se dire : « Bon j’ai fait une erreur, tant pis, cela ne fait rien ». Mais si votre âme est un peu éveillée, votre conscience un peu purifiée, vous n’acceptez pas de vous justifier ainsi. Pour arriver à vous détacher de ce sens de culpabilité, il vous faut reconnaître qu’inconsciemment ou consciemment, vous avez fait quelque chose qu’il ne fallait pas. C’est tout. C’est une grave erreur de chercher des excuses pour vous justifier même vis-à-vis de vous-même.


Si vous vous êtes confessé dans l’enfance, cela vous est difficile. Mais vous êtes devenu adulte, vous avez compris que la notion d’autopunition (j’ai fait quelque chose de mal alors il faut que je me punisse), n’est pas une solution. Vous avez compris que vous n’êtes pas simplement comme un animal. Vous ne pouvez pas vivre en suivant simplement votre instinct. Vous avez une conscience. Cette conscience, il faut la développer par la purification. Vous ne pouvez pas vous trahir vous-même. C’est pourquoi dans mes messages je parle souvent d’humilité et de sincérité, la sincérité par rapport à soi-même, pas par rapport
aux autres. Nous devons être sincère, c’est tout, cela suffit. Nous n’avons pas besoin de nous justifier. Si vous avez bien compris vos erreurs, sincèrement, vous ne pourrez jamais les répéter. Il est impossible de faire la même erreur une deuxième fois dans notre vie, si nous avons pris sincèrement conscience de nos propres erreurs.
Quand nous chantons des mantras, nous les chantons dans les rythmes traditionnels : cela crée des vibrations qui nous aident à réaliser cette purification intérieure. Quand nous apportons une aide sincère pour apaiser les douleurs profondes de quelqu’un, il s’agit d’une pratique de karma yoga. Bhakti yoga et karma yoga nous aident à dépasser nos limites.

 

Om Shantihi Shantihi Shantihi


Mataji
 

 

 

Voici un message de Mataji à la suite du séminaire du mois de mai, à Martignargues.  

 


                              La Maturité Spirituelle

 

 

            Vous êtes spirituellement mature lorsque :

  1. vous arrêtez de vouloir changer le monde et que vous vous efforcez de vous changer vous-même,
  2. vous réalisez que chacun, de son point de vue, a raison,
  3. vous acceptez les gens tels qu’ils sont,
  4. vous entretenez la relation avec les autres en les comprenant plutôt qu’en leur imposant votre personnalité,
  5. vous trouvez plus important de donner que de posséder,
  6. vous arrêtez d’attendre des autres des félicitations pour vos actes au lieu de faire ce qui doit être fait,
  7. vous cessez de vous comparer aux autres,
  8. vous n’avez pas besoin de prouver à quel point vous êtes intelligent,
  9. vous pouvez voir la différence entre « avoir besoin » et « avoir envie »,
  10. vous ressentez une grande satisfaction intérieure sans prétendre être doux ou gentil,
  11. vous ne vous sentez pas en danger en servant simplement les autres,
  12. vous aimez accorder humblement respect et attention aux autres s’ils vous demandent votre aide,
  13. vous réalisez que votre ego est nécessaire pour agir contre l’injustice sociale, et non contre les amis ou parents qui veulent votre bien,
  14. vous commencez à aimer partager votre joie et votre bonheur avec les autres, et pas seulement vos peines et vos problèmes.
  15. Etre spirituellement mature, c’est éprouver une totale satisfaction en donnant, juste pour donner.

 

Le secret de la Paix de l’esprit et du Bonheur réside dans l’atteinte de la Maturité Spirituelle,

 

Par le développement de votre propre conscience,

La discipline personnelle,

La sadhana personnelle régulière,

Le karma yoga,

Et « Sevabhav », le service humble.

 

Que Dieu vous aide tous à vivre cette Maturité spirituelle pleine de joie.

 

Om Shantihi, Shantihi, Shantihi

Mataji

 

 

 

 

GURUPURNIMA


Ce jour de Gurupurnima est fêté au moment de la pleine lune, car celle-ci est très spéciale. Elle est devenue le symbole de la réussite.


Cette lune est appelée « purna » (complète). Ainsi toutes les personnes qui veulent suivre les enseignements traditionnels reçoivent une aide pour comprendre le mystère de la vie.

 

Chaque être humain vient dans ce monde en ayant réalisé que cette vie doit avoir un sens. Aussi, chaque personne, en fonction de sa culture, de sa tradition, et de ses possibilités, fait de son mieux pour trouver une direction, et cette direction est appelée chemin spirituel.


La spiritualité est très différente de la religion. La spiritualité n’est pas spécialement conçue pour une personne ou l’autre. « Spiritualité » signifie découvrir notre être propre et la raison pour laquelle nous sommes ce que nous sommes. C’est une curiosité très simple, naturelle. Personne n’est totalement satisfait d’être ce qu’il ou elle est. Cela prouve que chaque être humain doit trouver son chemin.


Que vous apporte ce chemin ? C’est la première question que vous devez découvrir. Les réponses sont nombreuses, mais une réponse simple est celle-ci : il vous mène à votre achèvement, là où vous êtes à votre aise et en paix avec vous-même. Donc pour parler simplement, il s’agit de vous découvrir vous-même. Nous sommes des inconnus pour nous-mêmes. C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas nous sentir équilibrés ni en nous-mêmes, ni avec notre entourage.


Aussi, lorsque nous venons dans la famille, dans la société, dans la nation, tout ce qui nous environne, tout ce avec quoi nous sommes en relation, est utile pour avancer sur ce chemin.
Pour réussir sur le chemin spirituel, il faut faire preuve de qualités spéciales. Vous vous rendez compte que vous ne ressemblez pas aux autres : par exemple, les fêtes arrosées ne vous attirent pas, les plaisirs mondains vous indiffèrent. Vous constatez que vos centres d’intérêt sont autres : vous attachez plus d’importance à la recherche du but de votre existence. Mais vous êtes en conflit avec vous-même, car pour être accepté par votre entourage et la société, vous essayez de « jouer le jeu » et ne prenez pas le temps de développer votre spiritualité intérieure. C’est cela le conflit qui vous déchire.


Il n’est pas si facile de décider de n’avoir aucun conflit avec soi-même, à moins de ressentir intérieurement une sécurité totale, à moins d’avoir la foi. Ce n’est pas en relation avec Dieu ou la religion. Ces religions et ces dieux ont été créés pour vous aider, Dieu ne s’est pas créé lui-même.


Aucun dieu ne s’est créé pour sa propre satisfaction ! Comme nous en avions besoin, nous l’avons créé car il nous aide à suivre un chemin. Si vous êtes des personnes simples, vous n’avez aucune réticence à suivre un guide. Mais aujourd’hui, en 2018, vous savez tous que Dieu et les religions ont créé davantage de confusion, non seulement entre les nations ou les sociétés, mais à l’intérieur de nous-mêmes car l’être humain est fait pour se découvrir par lui-même.


Nous sommes naturellement curieux mais nous ne sommes pas des singes. Eux sont curieux, ils sautent, ils touchent à tout, etc…, c’est leur nature.

Une fois, j’ai voyagé en train en compagnie d’un petit singe, pendant 28 heures. Son propriétaire était habitué : pendant 28 heures, il n’a cessé de bouger ! Il venait sur mes épaules puis sur ma tête, sur les autres passagers, etc. Je le regardais et je me dis : notre mental est comme ce petit singe, s’il n’est pas dressé ! De temps en temps, j’essayais de méditer, mais je percevais sa présence. Ainsi, si vous êtes sincère avec vous-même, vous verrez votre mental, vous le sentirez.


C’est pour cela que l’être humain cherche à trouver un moyen de calmer ce singe, de le dresser. Cela ne signifie pas que vous devenez un singe, mais vous le portez avec vous. Si vous étiez un singe, il ne vous dérangerait pas. Donc, nous voulons une solution. Il y a un moyen facile de le faire rester tranquille, c’est de l’intéresser à quelque chose d’extérieur, en l’occupant sans cesse : et nous pensons être en paix. Mais lorsque nous fermons les yeux, lorsque nous n’avons plus de travail dans lequel nous échapper, nous faisons comme la mère de ce singe : elle allume la télévision ou lui met un téléphone dans la main, et c’est la paix totale ! Mais le singe n’est pas dressé, et dès que vous êtes disponible, le mental est votre maître.


Lorsque les gens réalisent cela, ils désirent que quelqu’un, un guide, les aide. Dans la tradition, le guru aide le disciple de la manière que celui-ci mérite. Un guru n’est pas un porteur, il est un guide. Si vous voulez son aide, vous le suivez. Si vous ne voulez pas d’aide, vous êtes libre. Voilà la relation réelle. Lorsqu’une personne réalise qu’elle veut dresser son mental, qu’elle veut découvrir la paix, la vérité, alors elle décide librement de suivre un guide.

 

Cela commence d’abord par le corps, avec les asanas, le pranayama, puis la méditation et le mantra. Si vous vous sentez bien, vous continuez, et si vous continuez, vous progressez. Voilà le travail que doit accomplir le disciple. C’est très simple. Mais lorsque vous progressez, vous réalisez combien de travail vous devez encore faire sur vous-même.


Ainsi, Gurupurnima est comme un rappel, afin que vous puissiez recommencer si vous vous êtes perdu quelque part. L’obligation, c’est vous qui vous l’imposez, parce que vous voulez continuer, parce que vous avez expérimenté un progrès.

Quelquefois, il arrive dans la vie du disciple un moment où il attend que le guru le porte, parce que lui-même ne peut plus continuer à travailler. Alors, le devoir du guru est d’aider le disciple de la façon qu’il mérite, car c’est le devoir du guru de faire de son disciple une personne forte, en sécurité, confiante et aimante, car c’est ce que chaque être humain désire : être aimé. Dans cette relation, comme dans toute relation, vous recevez ce que vous donnez.

Cela est difficile à accepter pour le disciple, en raison de la fausse définition qu’il a donnée de sa relation avec son guru. Alors surviennent la frustration, puis l’abandon, et vous recommencez à partir de zéro…. Voilà pourquoi j’ai développé ce sujet.


Vous devez retenir une chose : le guru est un guide. Dans la voie traditionnelle, le guru sait comment amener chaque personne qui recherche la paix ou la réalisation à trouver sur ce chemin l’équilibre intérieur, qui est si important pour vivre dans ce monde.

 

Il n’est pas nécessaire de vivre en-dehors du monde. En-dehors de ce monde, vous pouvez être ce que vous êtes, cela ne pose problème à personne. C’est pourquoi les saints, (en Europe vous en avez beaucoup), avaient l’habitude de fuir la société, et d’aller s’installer au sommet des montagnes, ou dans des grottes ; ils voulaient être totalement seuls, isolés, car ils savaient que les gens ne les comprendraient pas ; ils ne voulaient pas leur ressembler, car leur chemin n’était pas semblable au leur. Mais en société, pour se sentir bien en soi-même, il est dans la nature humaine de vouloir convertir les autres à son image. C’est le travail impossible que chaque être humain essaie de mener à bien.
Je suis sûre que depuis votre enfance, vous avez vécu avec votre entourage comme des êtres humains ; aussi, le but de la pratique spirituelle et de la philosophie spirituelle est-il unique : que vous soyez en harmonie avec vous-même.

Si vous trouvez cette harmonie, puis l’acceptation et l’amour en vous, pour vous-même, vous n’aurez pas de conflit. C’est une vérité très simple. Donc, lorsque vous suivez ce chemin spirituel, cela signifie le chemin vers la perfection.

Lorsque vous suivez ce chemin, de temps en temps, votre nature humaine surgit, même si vous la polissez, vous oubliez que vous devez travailler et continuer à travailler sur vous-même. C’est qu’il est dans la nature humaine d’attendre des autres qu’ils fassent le travail pour vous, afin que vous ayez une vie paisible. Et vous continuez à boxer.


Aussi, le jour de Gurupurnima, nous chantons, nous méditons, nous créons des relations différentes de celles d’un cours de yoga, et nous partageons des sourires très beaux, paisibles, aimants. Dans la société, avec les voisins, la famille, le patron, ou si vous êtes patron vous-même, vous devez jouer des rôles ; à chaque instant vous devez vous mettre dans un rôle et vous oubliez votre identité réelle.

Aussi, le Guru vous rappelle-t-il de continuer votre pratique personnelle, de vous souvenir du but de votre chemin. C’est la seule relation. Aussi, lorsque par exemple je vous dis de simplement sourire, c’est naturel, mais en société, cela ne vous vient pas, car vous êtes dans un rôle. Donc lorsque vous célébrez une fête comme celle-ci, soyez vous-même.


Hari Om Tat Sat
Mataji

MESSAGE DE MATAJI POUR LA NOUVELLE ANNEE 2018

 

 

Hari Om à vous tous,

Voici une très belle histoire pour commencer cette nouvelle année :

 

Il était une fois un roi et son armée qui étaient partis à la chasse dans une épaisse forêt. Le roi s’éloigna de ses troupes et ses hommes, ne le voyant plus, commencèrent à s’inquiéter et à partir à sa recherche.

Un simple soldat aperçut un Sadhu assis devant une petite hutte et s'en approcha, assis sur son cheval. Il s'adressa à lui en ces termes, de façon arrogante :

- « Hé toi, le vieux mendiant en orange, as-tu vu passer notre roi ? »

 

Le Sadhu répondit :

- « Je suis totalement aveugle, aussi comment aurais-je pu le voir ? »

- « Oui mais tu n'es pas sourd, tu aurais pu entendre les pas de son cheval »

- « Non, je n’ai rien entendu de tel. »

 

Un instant plus tard, arriva un sous-officier qui s'adressa au Sadhu un peu plus poliment :

- « Monsieur le Sadhu, avez-vous entendu notre Maharaj passer par ici ? »

- « Non, je ne l'ai pas entendu, mais un de vos soldats est venu ici et est reparti en direction du nord. »

 

Un officier arriva ensuite et lui dit :

- « Sadhu Maharaj, est-ce que par hasard vous savez si notre Maharaj est passé par ici ? »

- « Non, mais un simple soldat et un sous-officier sont venus m'interroger et sont repartis tous deux vers le nord. »

Quelque temps plus tard, le chef des armées arriva :

- « Ô Honorable Sadhu, sauriez-vous par hasard si notre roi est passé près de chez vous ? »

- « Non, je ne le sais pas.

 

Des heures plus tard, le roi se présenta près de son kutir et descendit de cheval.

- « Ô Vénérable Sadhu, je vous salue humblement. J'ai très soif. Me permettez-vous de me servir un peu d'eau de votre Ashram ? »

 

Le Sage répondit :

- « Maharaj, vous êtes le bienvenu en mon kutir. Vous devez être certainement très fatigué, alors mangez d'abord ces quelques fruits et ensuite, vous pourrez vous désaltérer à votre guise. »

- « Bhagavan, vous êtes aveugle et vous m'appelez « Maharaj ». Comment savez-vous que je suis le roi ? Est-ce que des soldats sont passés à ma recherche ? »

- « Un simple soldat, un sous-officier, un officier, un chef de troupe et le chef des armées sont venus. »

 

Le roi, très étonné : « Comment les avez-vous reconnus ? »

 

- « Par leur langage et la façon dont ils se sont adressés à moi.

La personne qui est vraiment grande parle humblement et avec gentillesse et se comporte différemment. Vous, par exemple, vous êtes le seul à être descendu de cheval et en vous adressant à moi vous m’avez appelé « Bhagavan ».

Les qualités du roi sont l'humilité et la gentillesse ainsi que le langage châtié. Les gens arrogants parlent durement, leur voix est autoritaire et leurs mots blessants. Ils se comportent comme ils parlent, sans aucune humilité.

 

Les personnes généreuses et humaines se comportent sans arrogance. Leur voix et leurs phrases nous baignent dans les rayons de lune et nous nous sentons comme environnés du parfum des roses. Ils voient la divinité en toute chose et en tout être.

Dans les moments difficiles, les grands sages disent qu'il faut faire preuve de tolérance et que dans les moments plus simples il faut faire preuve d'humilité. »

 

Ainsi parlent les Sages qui ont la conscience pure.

 

Je vous souhaite donc à tous d’agir avec plus de sagesse. Pratiquez votre sadhana avec plaisir et régularité ; ainsi, vos proches apprécieront vos progrès spirituels.

Dieu vous bénisse tous.

 

Om Shantihi, Shantihi, Shantihi

MATAJI

Si certains d'entre vous sont interéssés de près ou de loin par les enseignements , les méditations et les chants de Mataji vous trouverez ci-dessous les moyens de vous les procurer.

 

Brochures

CD

Yoga matinal

Yoganidra (40 min)

La spiritualité au quotidien

3 yoganidras (15, 20 et 30 min)

Vivre l’instant présent

 

L’art d’être parents

Chants de mantras 1

Le progrès spirituel

Chants de mantras 2

La sagesse simplement

 

Devenir disciple

 

Entretien avec Swami Yogamudrananda

 

 

Vous pouvez commander par email ou tél auprès de Mukta : mtlesper@gmail.com ou 06.88.67.17.83

Vers une imperfection heureuse ?

 

 

Si la perception de ses propres limites et fragilités est saine et normale, ne pas se trouver « assez » bien, mince, beau, riche ou intelligent, peut se transformer en incapacité à tolérer l'imperfection intrinsèque à l'être humain et devenir alors une source de souffrance et d'anxiété.

Accepter l'imperfection ne consiste pas à se résigner à la médiocrité mais à déployer le courage de se regarder tel que l'on est vraiment et de se dire : « je suis assez ».

La sagesse réside dans savoir distinguer entre vivre avec son imperfection sans renoncer à s'améliorer et s'exténuer à vouloir la faire totalement disparaître.

 

L'imperfection n'est pas un crime, mais une chance à saisir, une occasion de développer la tolérance à l'échec et une possibilité de s'affranchir de la frénésie de l'excellence.

C'est grâce à elle que nous pouvons cheminer vers une vulnérabilité joyeuse et une imperfection heureuse.

N'avons-nous pas appris dans notre enfance que celui qui embrasse une grenouille peut réveiller un être magnifique ?

 

Adopter la vulnérabilité n'est pas confortable, certes, mais n'est pas si difficile non plus.

 

Cela aide à vivre plus léger, débarrassé de cette étouffante obligation de perfection.

 

 

Ananda CEBALLOS

 

Docteur en Etudes indiennes, formatrice à l'EFY et psychologue spécialisée en troubles du comportement alimentaire (www.yoome.fr)

 

« Il y a une fissure en toute chose,

C'est ainsi qu'entre la lumière. »

 

Léonard Cohen

 

 

 

L'ambiance du silence

 

Je me situe dans l'espace

Cherchant à m'intérioriser

Mais du silence nulle trace

Dans ce mental fort encombré.

 

Comment retrouver le silence,

Se concentrer et méditer ?

Ce monde interne, agité,

N'en favorise pas l'ambiance

 

De vivre ainsi cela disperse.

Etre attentif c'est trop d'effort

Alors voyons si à l'inverse,

Il n'y a pas meilleur support.

 

Commençons par bien

nous détendre,

Relâcher est fondamental.

Plutôt que forcer le mental,

Soyons patient,

sachons attendre.

 

Assis bien droit,

on se redresse,

Tout en douceur et fermeté.

Avec discipline et sagesse,

Sans peur et en toute clarté.

 

Le souffle glisse, s'harmonise,

Et peu à peu, se ralentit.

La dispersion se neutralise

Et l'attention se raffermit.

 

Tout comme un arbre

Qu’on élague,

Tout comme un doux

vent caressant,

L'esprit se calme

de ses vagues,

Se stabilise lentement.

 

 

Aisément le jeu se précise,

On focalise sur un point.

Les sens subtils se mobilisent

Vers l'unité que l'on rejoint.

 

Sans y penser et

sans forçage,

L'attention, la concentration

M'aide à franchir

ce beau passage

Qui m'ouvre à la Méditation.

 

Surgit soudain une présence,

Tout l'univers y resplendit.

J'y suis plongé, épanoui

Dans la douceur d'un grand silence.

 

 

Pierre LOSA

Professeur de yoga et formateur d'enseignants à Bruxelles

Une reflexion de Mataji sur le viellissement.

Le sujet du vieillissement est de plus en plus fréquemment évoqué dans nos sociétés modernes… Mais qu’est-ce que vieillir ?

Voici un extrait de satsang sur ce thème.

Question : « Je viens d’avoir 50 ans : comment surmonter ma peur de vieillir ? »

 

Mataji :

 

En Inde, nous fêtons l’âge de cinquante ans : il est considéré comme l’âge d’or. Soixante ans, c’est l’âge de la sagesse et soixante-quinze ans, l’âge de diamant. Aussi, souvent les enfants attendent-ils impatiemment d’avoir cet âge de diamant ! Après, nous ne comptons plus, ce n’est que de la sagesse !

 

Que vous ayez peur est normal car vous voyez croître vos handicaps, ce qui augmente encore cette peur, dans la société où nous vivons. Mais vous devez travailler là-dessus, car en ayant peur de l’avenir, vous gâchez votre présent. Ce que vous vivez aujourd’hui est plus important que ce qui arrivera demain. Si vous avez 50 ans, vos 60 ans ne sont que dans dix ans et vos 75 ans sont encore plus loin. Ce que vous devez faire c’est bien vivre là, maintenant.

 

Vous pouvez éviter les maladies en adoptant une attitude sage. En Inde, par exemple, après 60 ans, nous changeons notre alimentation. Il faut manger léger car le corps n’a pas la même énergie et n’a pas la même possibilité de maintenir cette « machine » comme il convient. Si vous utilisez un peu cette sagesse, vous éviterez peut-être certains des problèmes que les personnes de votre entourage sont en train de vivre.

 

J’ai vu beaucoup de personnes commencer le yoga à l’âge de 60 ans, qui sont maintenant très âgées et sont fières de dire que grâce au yoga, elles sont encore bien portantes.

 

L’âge dépend en fait de la façon dont vous le voyez. Le corps vieillit, c’est certain ; le corps des grands yogis vieillit aussi. Mais il ne faut pas faire vieillir l’enfant qui est en vous. Cela c’est en votre pouvoir.

 

Je vois des jeunes de 14 ans qui semblent vieux : la façon dont ils marchent, dont ils vous regardent ! Je suis vraiment étonnée ! Ils se traînent ! À côté d’eux, des petites mamies roulent en vélo ! C’est l’esprit qui compte, pas le corps ! Si vous restez dans un fauteuil devant la télévision, vous allez vieillir dès demain !

 

Le corps est comme une machine. Si vous utilisez une très belle voiture et que vous l’entretenez comme il faut, elle va aller loin. Mais, un jour, elle s’arrêtera ! Le corps, ce n’est pas nous ; nous, nous avons l’âme.

Les maladies, elles arrivent, elles partent, il faut bien avoir quelque chose pour s’occuper ! (rires)

 

C’est votre philosophie personnelle qui vous aidera à vivre comme il faut. Trouvez un mot, une phrase qui vous aide. Plus vous vieillirez, plus vous devrez utiliser les occasions de transmettre les expériences que vous avez vécues. Ainsi, vous vous sentirez utile. Pour moi, la vieillesse, c’est cela : avoir l’impression d’être inutile. La seule solution pour ne pas vous sentir comme une vieille machine, c’est d'utiliser l’énergie que vous donne le fait d’être utile. L’âme ne vieillit pas. Le temps n’existe pas. Ce n’est pas le temps qui passe, c’est nous qui passons. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est dans les textes, j’ai appris cela à l’âge de neuf ans. Nous ne remplissons pas nos désirs, ce sont nos désirs qui nous épuisent. A courir derrière eux, ce ne sont pas eux qui vont s’épuiser un jour, ce sera vous. Ces paroles sont celles des sages.

 

Petit à petit, il faut essayer de les mettre en pratique dans notre vie, et c’est alors la peur qui a peur de nous.

 

La vieillesse est une réalité pour le corps. Pour essayer de le garder en état de marche, le premier règlement après 60 ans, c’est de manger modérément, surtout au repas du soir car la digestion prend énormément d’énergie. Il est bon de l’économiser. Il faut aussi rester bien souriant(e), être gai(e), et partager votre bonheur avec les autres. Décidez par exemple de vous réunir chaque mois avec les autres personnes de votre cours de yoga, et chantez !

 

Vous verrez que cela ajoutera beaucoup d’énergie dans votre vie ! Si vous chantez, la vieillesse partira en courant !

 

ETRE LIBRE DE SOI

 

Ton mental est ce qui oeuvre dans le dualisme. Le non-mental, ce qui se vit dans le non-divisé.

 

L'état méditatif est cela précisément qui t'aide à passer de l'un à l'autre.

 

Il te faut donc, pour trouver cet état, aller au-delà de la pensée, de la réflexion, de l'émotion.

 

Si plus rien n'agite ton esprit, ton énergie se recentre, se rassemble. Et c'est elle qui te place soudain au-dehors des tourbillons mentaux qui déstructurent ta vie intérieure.

 

Dans cette expérience, tu suscites le neuf et accueille ce qui vient.

 

Tu es conscience et patience réconciliées.

 

C'est là ta dimension lumineuse de liberté.

 

ETRE LIBRE, C'EST ETRE LIBRE DE SOI

 

« La Source Océane » François ROUX

 

 

 

 

 

Je suis calme dans l'action, actif dans le calme,

le prince de la paix

siégeant sur le trône de l'action.

(Paramahansa Yogananda)

 

 

Une activité trop intense mène à l'agitation, un calme excessif conduit à la paresse.

Comment concilier ces deux pôles de la vie humaine ?

Comment concilier l'avoir et l'être, le soleil et la lune, l'activité et le repos ?

 

 

L'homme n'est pas une machine sans âme, il n'est pas non plus une âme sans enveloppe.

L'homme doit réaliser qu'il est un corps habité par une âme, une âme véhiculée par un corps.

 

 

Le monde d'aujourd'hui n'est pas sans espoir, si l'homme sait se retrouver HIC ET NUNC.

Le chaos du monde qui nous entoure est à l'image de notre chaos mental.

Macrocosme et microcosme sont identiques : l'un est le miroir de l'autre.

 

 

O ami, c'est à toi que je m'adresse avant que le soleil de la vie ne soit à son nadir.

Installe la paix dans le temple de ton cœur, afin qu'elle rayonne autour de toi, car ce qui est à l'intérieur est comme ce qui est à l'intérieur.

 

La paix intérieure est le garant de la paix extérieure.

 

Engage-toi fermement dans le royaume de l'action, mais installe-toi dans le temple du calme

 

SOIS A JAMAIS LA PAIX QUI EST EN TOI.

 

Y.B. KHANE

Messages pour le temps présent

 

 

 

 

YOGA CHITTA VRITTI NIRODA

 

Le yoga est l'arrêt des modifications mentales.

(Patanjali, Yoga Sutras)

 

 

 

 

L'esprit est un océan, les modifications du mental sont les vagues qui déferlent et troublent la surface de l'océan.

 

 

 

Lorsque les vagues cessent de déferler, il devient facile de voir le fond de l'océan et toutes choses s'y reflétant dans leur pureté.

 

 

Les activités mentales – raisonnement, perception, mémoire, imagination, sommeil et conscience de veille – sont un songe à la surface de l'océan.

 

 

Yogi, calme la houle de ton esprit, délivre-toi des perceptions et des conceptions erronnées.

 

 

Recueille-toi en toi-même et tu verras le fond de l'océan.

 

 

Yogi Babacar KHANE

 

 

 

 

DETENTE

 

 

Je me défais de tous mes soucis,

Je me défais de tous mes souvenirs,

Ils ne peuvent m'atteindre dans mon repos,

Ils ne peuvent me troubler dans ma sérénité.

 

Je m'ouvre au repos et à la paix,

La mer de la tranquillité me berce et me soutient.

Je suis devenu léger, plus léger qu'un nuage,

Soucis, peines, fardeaux se sont éloignés de moi.

 

La mer du calme et de la sérénité berce mon repos.

Je suis en dehors du monde.

Au loin les vagues du souci,

Au loin les vagues de la haine.

 

Chaque respiration est un pas de plus

Vers les profondeurs du repos,

Chaque respiration est un pas de plus

Vers la détente et la paix.

 

Mes pensées, mes sentiments

Sont habités, pénétrés par la paix.

Je suis le repos, je suis la paix,

Je suis la détente éternelle.

 

Je me suis fondu en Lui à jamais.

 

 

LE YOGA DE LA PRIERE

 

Prières et poèmes pour développer les pensées positives

 

Yogi Babacar KHANE

 

MESSAGE DE MATAJI

POUR LE NOUVEL AN 2017

 

 

Hari Om
à tous et toutes


Juste hier nous étions en 2016. Aujourd'hui 2017 prend la suite avec ses 12 mois, 52 semaines et 365 jours à venir.


À la fin de chaque année écoulée nous faisons le bilan de nos actions, conscientes ou inconscientes. Cela nous procure une certaine satisfaction quand nous avons pu faire plaisir à quelqu'un. A l'inverse nous nous sentons tristes lorsque nous avons blessé une autre personne. Parfois nous aimerions revenir en arrière pour revivre de précieux moments ou pour rattraper cette relation qui nous a échappée par manque de soin et d'attention, par arrogance ou incompréhension.


En tant que pratiquant du yoga (Sadhak) vous connaissez le nombre de problèmes que nous créons quotidiennement dans nos relations aux autres par manque de temps pour développer la sagesse ou la maturité intérieure nécessaires lors de la pratique régulière du Yoga et de la méditation. Chacun connaît en théorie l'importance de la méditation pour améliorer la qualité de sa vie.


Afin de vivre de bonnes relations humaines, saines, vous devez travailler sur vous-même pour développer perfection et sagesse.


Chaque nouvelle année, nous recevons et envoyons nous-mêmes des vœux magnifiques. Les plus populaires sont des vœux de Joie, Paix, Bonne santé, Succès et Réussite dans nos futurs projets.

 

Maintenant, c'est le commencement d'opportunités nouvelles afin de prendre le temps tous les jours de trouver des satisfactions :
 

Formulez le Sankalpa de faire de chaque jour une journée de Sadhana grâce à des efforts conscients :
 

Soyez un peu plus conscients
quand vous pensez

 

Soyez un peu plus conscients
quand vous parlez

 

Soyez un peu plus conscients
quand vous agissez

 

Soyez un peu plus conscients
quand vous réagissez

 

Soyez un peu plus conscients
quand vous projetez vos idées

 

Soyez un peu plus conscients
quand vous regardez

 

Soyez un peu plus conscients
quand vous écoutez

 

Soyez conscients que vous êtes le Divin Atman
 

OM SHANTIHI SHANTIHI SHANTIHI

 

M'ACCORDEREZ VOUS CE SLOW ?

Texte extrait d'un article écrit par Françoise Blévot (INFOS YOGA N°108)

 

Prenons le temps de faire la part des choses entre celles qui nous nourrissent et celles qui nous « gavent » ! Que Diable, nous ne sommes pas des urgentistes de l'inutile, n'en avons nous pas marre de vouloir toujours être performants et « au top » ?

 

Les livres sur « la pleine conscience » très dans l'air du temps conseillent l'arrêt des activités plusieurs fois par jour pour entraîner l'esprit à tenir en place mais ils ne parlent pas ou peu du ralentissement. Pourtant agir moins vite et sans faire de bruit, comme pour éviter de réveiller quelqu'un, est un excellent exercice pour planter des petites graines d'anti-précipitation.

 

Avez-vous déjà eu l'occasion d'assister à une cérémonie du thé ? A une séance d'ikébana ?

Pas question d'aller vite, de risquer de renverser la théière ou de couper une tige trop court. Ce n'est pas le temps qui s'arrête, c'est le temps qui s'égrène parce qu'il est ritualisé.

 

C'est ce que nous vivons dans notre pratique : ralentir n'a rien à voir avec rétrécir. Ce serait plutôt un « agrandissement » comme on le dirait d'une photo. Voir tout plus vaste. Vivre les postures au point que l'on peut les dessiner intérieurement, puis en dilater les contours par le souffle, en prolonger les lignes ….Oui c'est cela, au point que ce moment aura des prolongements dans notre quotidien. Rapprochons-nous de l'instant à pas feutrés. Il est tout particulièrement à la place d'honneur lorsque nous nous installons en assise, car l'assise est, dans nos vies, une sorte d'entracte :

 

je ferme le rideau derrière ce qui vient d'être fait, je n'ouvre pas encore celui qui cache ce qui se fera aprés.

 

YOGA de la Prière de Babacar KHANE

SO'HAM

Observe les vagues du souffle

Qui déferlent sur les rivages

De la vie et de la mort

Qui ne sont qu'un seul fleuve

Dès que le souffle entre,

Ecoute la vibration SO

Dès que le souffle sort,

Ecoute la vibration HAM,

Ta volonté n'intervient pas

Tu dois observer le va-et-vient

Naturel, spontané du souffle

Sans forcer l'inspir ni l'expir.

Laisse le témoin intérieur observer

Et prendre conscience

De l'inspir et de l'expir.

Tu peux pratiquer cette respiration

Partout et à tout instant,

Assis, debout ou couché

L'essentiel c'est le dos droit.

Pratique ce pranayama avant chaque décision

Et tu verras plus clair.

Le souffle est la première des offrandes,

La première des prières.

SO veut dire "je", HAM "Lui".

A chaque inspir et à chaque expir,

Réalise que tu es Lui, qu'Il est toi

Et sois détendu, les portes des cieux

Te seront à jamais, ouvertes.

Texte de Mataji sur la culpabilité

C’est le mois de septembre, le mois de la rentrée…. Le moment peut-être des bonnes résolutions, par exemple de prendre du temps pour soi et pratiquer le yoga plus régulièrement…. Mais…. Comment ne pas culpabiliser de vouloir penser à soi ? Cette question est souvent abordée dans les satsangs.

Voici ce qu’en pense Mataji …

 

Question :
Lorsque je prends du temps pour moi-même pour pratiquer, je culpabilise, car c’est un temps que je ne donne pas aux autres. Or,
n’est-il pas important aussi d’être avec les autres ?


Mataji :
Certainement. Mais cet argument, quand je suis arrivée en Europe, était utilisé par ceux qui étaient opposés au yoga et je l’entends encore, 30 ans après !
Vous voulez donner aux autres, c’est une très bonne chose. Mais qu’attendent les autres de vous ?


Voulez-vous donner ce que vous avez envie de donner ou ce que les autres ont besoin d’avoir ? Posez-vous cette question : la réponse est là, car vous ne pouvez pas donner ce que vous n’avez pas.

Si vous avez la paix, vous la donnez ; si vous avez le bonheur, vous le donnez. Si vous avez la tranquillité, vous la donnez. Si vous avez de l’énergie, vous la donnez.

Mais si vous n’avez rien de tout cela, que donnez-vous ? Si vous êtes fatiguée, vous donnez votre fatigue, si vous êtes énervée, vous donnez votre énervement, si vous êtes en colère, vous détruisez toute la paix dans la maison et chez les autres. Une mère peut ainsi détruire son enfant pour toute sa vie. Les enfants veulent que leur mère soit à la maison, les écoute, qu’elle soit détendue. Si vous êtes énervée, fatiguée, qu’allez-vous leur donner ?


Beaucoup d’adultes m’ont dit que lorsqu’ils étaient enfants, leur mère n’avait jamais le temps de les écouter. Et cette mère se culpabilise de faire quelque chose qui la détende ? Les enfants sont contents si leur mère est détendue, et prend le temps de les écouter !


Pour arriver à donner ce dont les autres ont besoin, prenez du temps pour faire votre pratique, ne serait-ce qu’une demi-heure, chaque matin. Cela vous détendra et vous serez en forme pour écouter, donner aux autres et partager votre bonheur. Dans ce type de société, où tout le monde court sans arrêt, les gens ont besoin de sentir une présence, une écoute. Vous n’avez pas forcément besoin de donner beaucoup de votre temps, mais vous devez donner de votre personne.


Il y a autre chose que vous devez savoir : chaque être humain doit prendre la responsabilité de son bien-être, physique, mental, émotionnel et surtout spirituel. Personne ne peut le faire pour vous. Si vous êtes malade, quelqu’un peut vous donner des médicaments, mais c’est tout ce qu’il peut faire. La douleur, c’est vous qui la vivez. Demandez-vous quel est votre devoir pour vous-même et prenez une bonne résolution. Le bonheur ne peut pas être gardé pour soi. La douleur, vous êtes obligés de la garder, mais le bonheur, vous êtes obligés de le partager.

 

Il « déborde » et votre devoir est de le laisser déborder !


Om Shantihi Shantihi Shantihi

 

Texte de Mataji sur la fatigue

La fatigue, un piège à éviter.


La fatigue est souvent due au fait que le cerveau est trop sollicité. Lorsqu’il s’agit d’une fatigue nerveuse, vous trouverez beaucoup de bienfaits à pratiquer Brahmari Pranayama le soir avant de vous coucher.
La pratique de shavasana pendant 10 ou 15 minutes éliminera, elle, très facilement, votre fatigue physique.

 

Ce que nous pouvons faire préventivement : modifier nos habitudes.


Soyons attentif, le matin, à l’instant où nous nous réveillons car ce moment est très précieux. Prenons le temps d’avoir des pensées élevées, pour nous-mêmes. Douchons-nous tranquillement, en chantant des mantras puis prenons le temps d’une petite pratique sur notre tapis de yoga : ne pensons pas de suite à notre programme de la journée.


Ensuite, organisons mentalement ce que nous avons à faire dans la journée : définissons les priorités, faisons le tri dans nos désirs personnels, faisons la part de ce qui peut attendre.
La cuisine, la vaisselle, le ménage, le repassage, le bricolage… ne doivent pas être considérées comme un travail. Ce sont des activités que nous devons faire automatiquement, comme notre toilette.


Trouvons le temps de faire des choses que nous aimons, qui nous apporteront de la joie et non de la fatigue. Le temps n’existe pas, c’est un concept du mental. Prendre du temps pour soi-même est une clé pour ouvrir la porte du bonheur. Les pratiques nous aident à nous détendre et nous permettent de prendre du plaisir à faire quelque chose pour nous-mêmes. Lorsque les gens me disent « j’aimerais bien faire du yoga, mais je n’en ai pas le temps»,  je réponds : « oubliez le temps, pratiquez, et tout en ayant les mêmes obligations, vous verrez que vous aurez de plus en plus d’espace pour le yoga. Beaucoup d’entre vous l’ont déjà constaté. »
Enfin, chantons ! C’est la meilleure chose pour nous rapprocher de notre être profond car c’est notre âme qui chante et non notre cerveau. Chantons ce que nous aimons, ou bien le mantra Om Shantihi ; cela créera de bonnes vibrations, pour nous et aussi pour le monde.


Om Shantihi, Shantihi, Shantihi

Eh bien chantons maintenant !!

 

 

 

JAYA MAHA KALI JAYA MAYA DURGE

KALI DURGE NAMO NAMO

 

 

 

SHIVA SHIVA MAHA DEVA NAMAHA SHIVAYA NAMO NAMAHA

Les postures d'équilibre selon Mataji

Pratique : une posture d’équilibre


Debout sur votre tapis, les yeux fermés, sentez le poids du corps sur les deux pieds légèrement écartés.
Déplacez le poids du corps sur le pied gauche. Dans l’inspir, levez le genou droit vers la poitrine ; dans
l’expir, saisissez-le avec les deux mains et rapprochez-le le plus possible de la poitrine. Tenez la posture,
les yeux fermés, le temps de quelques respirations. Puis, dans l’inspir relâchez le genou, dans l’expir posez
le pied au sol. Recommencez en prenant appui sur le pied droit et en levant le genou gauche.
Si vous éprouvez des difficultés, concentrez-vous sur le pied qui est au sol.


Quel est le but des postures d’équilibre ?


Ces pratiques aident à libérer l’énergie ; elles permettent de créer un équilibre entre le corps et le mental.
Comme vous le savez, le but du yoga est d’arriver à harmoniser les deux pour devenir maître de soi-même.


Tout ce que nous faisons dans la vie est guidé par notre mental et, tant qu’il n’est pas maîtrisé, notre comportement n’est pas celui d’un véritable être humain.
Si vous faites ces petites pratiques d’équilibre tous les jours, vous augmenterez votre maîtrise du mental.


Lorsque je vous regarde les essayer pour la première fois, la première expression de votre visage signifie « je n’y arriverai jamais ». Ensuite, lorsque vous  prenez votre courage à deux mains et que vous parvenez à les tenir un peu, votre visage change : vous pensez alors qu’il vous est possible de les réussir. Et quand vous parvenez à tenir la position deux secondes, vous manifestez un contentement comme si vous étiez en samadhi ! vous avez déjà cette expression qui signifie « je peux faire ce que je veux vraiment faire. Ce n’est pas le tapis qui m’empêche de réussir ou le fait qu’il n’y ait pas de mur à proximité pour me rattraper éventuellement ». Ce comportement, vous pouvez le développer dans votre vie. Le fait d’arriver à réussir une toute petite chose que vous croyiez impossible, vous donne une satisfaction, une confiance en vous-même que vous avez pu expérimenter après seulement quelques minutes ; vous imaginez alors les miracles que vous pourrez accomplir dans votre vie si vous arrivez à maintenir et à maitriser une seule de ces postures !
Ces asanas sont très importantes ; vous pouvez les pratiquer à n’importe quel moment, lorsque vous sentez un déséquilibre, ou que vous êtes un peu déprimé. Elles sont comme une clé qui ouvre les portes du bonheur qui est là, en nous, mais auquel nous nous fermons habituellement.


Om Shantihi, Shantihi, Shantihi

Question à Mataji :

« Est-ce que pour avancer dans le yoga, il faut développer une sorte de confiance par rapport aux événements qui se produisent et se dire qu'ils vont évoluer vers une fin positive ?

 

Avec le yoga, vous développez sensibilité, patience, tolérance. Ces qualités vous aident à voir, à réfléchir, à penser.

Vous devenez plus pratique : ce qui se passe, le réel, vous l’acceptez. Etre positif ne veut pas dire nier ce qui est, cela veut dire voir la réalité telle qu’elle est.

Le « il faut positiver », que l’on entend dire maintenant n’a pas de sens. Soit vous êtes positif, soit vous ne l’êtes pas !

Si vous ne l’êtes pas, vous ne pouvez pas « positiver » ! C’est de l’hypocrisie totale !

Si vous êtes positif, vous ne savez même pas ce qu’est être négatif. Si vous êtes négatif, vous ne pouvez pas avaler une potion positive, cela n’existe pas !
En premier lieu, il faut voir les choses telles qu’elles sont.

 

En Inde, par exemple, pour voir quelle est la tendance des enfants, nous faisons un test : nous leur montrons un verre à demi rempli et nous leur demandons s’ils le voient à moitié plein ou à moitié vide. Quelle que soit la réponse, elle est juste ; mais cela les fait réfléchir : pourquoi, en voyant la même chose, l’un a dit à moitié plein et l’autre à moitié vide ?


Pourquoi l’un ne voit pas ce que l’autre a vu ? Si vous dites à celui qui a vu le verre à moitié vide, qu’il est à moitié plein, il va répondre « oui, c’est vrai, c’est à moitié plein », mais sa tendance à le voir à moitié vide n’aura pas changé.


Si vous utilisez l’expression « positiver » au sens de voir différemment par rapport à votre tendance, alors oui, vous avancez, vous ouvrez une porte pour aller plus loin. Mais si

« positiver » a pour vous le sens de « il faut voir les choses comme étant bien » alors, pourquoi y a-t-il ce « il faut » ?

 

Si les choses sont bien, vous les voyez, c’est tout. Si vous dites

« il faut », c’est que vous ne les voyez pas.

Si par exemple je vous dis : « il faut voir qu’il y a un grand soleil aujourd’hui», vous allez me répondre « mais non Mataji, il n’y a pas de soleil ». S’il y a du soleil, vous allez le voir, je n’ai pas besoin de vous dire « il faut le voir ». Si vous dites « il faut », c’est que vous n’êtes pas prêt à voir.

Au lieu de voir ce que vous voyez, vous essayez de voir ce qui n’est pas. Cela ne  vous aide pas à avancer. Cela ne vous ouvre pas l’œil qui voit les choses différemment.

Si vous arrivez à voir les choses telles qu’elles sont, bien, mal, à demi-bien, alors, vous comprenez que vous n’aimez pas le noir et que vous aimeriez voir blanc.

Puis vous trouvez pourquoi vous avez vu noir et pas blanc, et après, vous avancez. Mais si l’on vous dit « non, il ne faut pas voir noir, c’est blanc », vous risquez de devenir schizophrène !

 

Je connais beaucoup d’exemples de personnes qui se donnent l’impression d’être positives et pensent que les autres ne le sont pas. Elles essaient de cacher toute leur agressivité, leur méchanceté aux autres et à elles-mêmes, mais cela s’entasse à l’intérieur et un jour, cela explose. Elles disent « positiver, positiver… », mais leur agressivité continue à exister.

 

Les gens positifs n’ont pas d’agressivité ; ils n’ont aucune raison d’en avoir. Vous devenez positif, vous devenez sage, vous devenez tolérant, vous devenez patient, c’est tout. Il ne « faut » pas, il ne « faut » rien.

Méditez de temps en temps, pratiquez un peu de respiration, un peu de relaxation, et vous « deviendrez » positif.

 

Hari Om Tat Sat

Mataji

 

Extrait du livre de Christophe André : Imparfaits, libres et heureux

Prendre soin de soi

 

Nous ne connaissons de nous que les mêmes choses, flatteuses ou douloureuses, vers lesquelles nous revenons inlassablement.

 

Nous croyons réfléchir, mais nous ne faisons souvent qu'écouter le murmure confus de notre âme. Qui nous égare parfois. Sur les chemins de la violence ou de la complaisance envers nous.

 

Drôle de rapport que ce lien à nous-mêmes : adoration puis détestation, calme affiché face aux autres et inquiétude fébrile face à nous...

 

Comment ne se juger que pour s'aider, et non pour se violenter ou se punir? Comment vivre, simplement, en amitié avec soi-même? Comment trouver le juste équilibre entre exigence et bienveillance qui caractérise, justement, une relation amicale?

 

En s'acceptant, même imparfait. S'accepter pour se changer et évoluer. Pour naître enfin à soi­-même.

Extrait du livre de François Roux : L'En Neuf

Ton corps est ton meilleur compagnon.

 

L'intériorité, le mot le dit, est à l'intérieur de toi. Il faut pénétrer ton corps, intimement, par l'écoute, par le souffle, par la détente.

 

Le silence de tes organes est indispensable pour percevoir la divine mélodie qui te meut, comme elle meut tout l'univers.

 

Pratique ton corps à la manière d'un instrument de musique. Et que la corde ne soit ni trop ni trop peu tendue.

 

Extrait du livre de Krishnamurti. Commentaires sur la vie, Tome 1

Il n'y a pas de chemin qui conduise à la vérité. La vérité doit être découverte, mais il n'y a pas de formule pour cette découverte. Ce qui est mis en formules n'est pas vrai.

 

Vous devez vous lancer sur la mer inconnue, et c'est vous-même, cette mer inconnue. Vous devez partir à la découverte de vous-même, mais non pas selon un plan déterminé, ou en suivant l'exemple de quelqu'un, car alors il n'y a pas de découverte.

 

La découverte fait naître la joie- non pas une joie reconnue, non pas une joie comparable à une autre joie, mais une joie sans passé, une joie à jamais neuve.

 

La connaissance de soi est le commencement de la sagesse dans la tranquillité et le silence de laquelle il y a l'incommensurable.

 

Extrait du livre de Frédéric Lenoir, l'Ame du monde

Un sage prit la parole et dit:  Ecoutez, ô enfants des hommes, la grande vérité de la sagesse éternelle: le chemin consiste à passer de la conscience égotique à la conscience universelle.

 

La conscience égotique est duelle : il y a "moi" et le " monde". Toute ma vie, je m'efforce de rechercher ce qui me nourrit et satisfait mon ego et à fuir ce qui lui déplaît. La conscience universelle est non duelle : il n'y a plus de séparation entre moi et le monde.

 

Dès lors je quitte la loi mécanique de l'attraction et de la répulsion pour entrer dans la voie libre de l'acceptation de ce qui est. Je dis "oui" à l'être, au réel, à la vie. Je ne recherche plus mon intérêt égoïste dans le monde. Je ne dis plus: " Si le monde était bien fait, il répondrait à tous les désirs. "

 

Mais je dis: "mon seul désir est d'être pleinement présent et ouvert au monde tel qu'il est".  Le lâcher-prise ultime, qui se réalise dans l'attention de chaque instant, c'est celui de l'ego. Je vis alors dans la pulsation de l'Ame du monde.

 

Celui qui atteint en cette vie - et de manière stable- cet état d'être devient ce que les spiritualités du monde appellent un "délivré vivant", un"éveillé", un " sage" ou un "saint". L'amour devient l'unique force qui meut sa vie. La crainte a disparu. L'espoir et le temps n'existent plus.

 

Il vit dans l'éternel instant de ce qui est. Il n'y a plus que la joie d'être. Et d'être relié à tous les êtres. L'Ame du monde œuvre pour que toutes les âmes accèdent un jour à cet état de réalisation.

 

Cette quête, c'est la plus belle aventure qui soit: l'aventure intérieure de la sagesse. Pour cela, peu importe que tu sois riche ou pauvre, humble ou puissant, petit ou grand. La sagesse est offerte à tous. Elle se donne gratuitement. Il suffit juste de la désirer. Et toute la vie t'apparaîtra comme ce qu'elle est: un voyage initiatique.

 

Allons, mets-toi en marche et va vers toi-même ! Alors l'univers te sourira. "

 

Texte de François ROUX : MATURATION, MATURITE

Tout vouloir et le vouloir de suite est la marque de l’immaturité.

La maturité-son nom le montre-est l’art de laisser mûrir.

Ton impatience gâche donc ta vie et, dans la foulée, celle des autres.

Au nom de l’efficacité, ou de la performance, tu deviens un capricieux.

Et pour peu que tu aies le pouvoir d’imposer ton caprice,

Tu infantilises à ton tour ceux qui t’obéissent.

En te privant de la maturation, tu te prives, à terme, de la maturité.

Tu restes enfant et par conséquent tu vis dans la peur.

Le stress est le nom qu’à pris cette peur aujourd’hui.

Comme les rythmes extérieurs deviennent fous, ils faussent tes rythmes internes, immémoriaux, qui s’accordent à ceux de la nature.

L’homme, le nature, même combat.

En n’écoutant plus ni le premier, ni la seconde, tu te rends sourd à la beauté du tempo juste.

Toujours plus, toujours plus vite, jusqu’où ?

Il se peut, si tu ne l’entends plus, que ce soit la nature qui te force à le faire.

La vaste intelligence du créé pourrait bien avoir raison de ce que tu crées avec ton seul mental.

Ainsi faute de savoir mûrir, il ne restera plus qu’à mourir.

Mûrir, c’est naître d’instant en instant.

C’est se vivre.