JUVIYOGA
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Le résumé de l'enseignement de

notre stage

"YOGA et AYURVEDA"

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ainsi que tous les

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ces dernières années.

dans les pages "Philosophie du yoga" 

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Et les photos de notre stage AYURVEDA sont ici

ainsi que le diaporama de la conférence

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Un nouveau texte de Mataji sur

"Le sentiment de culpabilité" qui peut nous faire réfléchir...

ici

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योगसूत्र

 

Dans cette partie nous mettons en ligne les enseignements que nous a rapportés Annie durant les cours afin de pouvoir revenir sur ce que nous avons expérimenté.

En Yoga rien n'existe sauf l'expérience du vécu... Page 1

 

 

 

LA SALUTATION AU SOLEIL

Sûrya Namaskâra 

 

 

Qu'est-ce que la Salutation au Soleil ?

 

 

Un enchaînement de douze mouvements, plus ou moins rapide, qui se pratique le matin face à l'Est, à midi face au Sud ou le soir face à l'ouest, dans une attitude de profond recueillement et de totale détente.

 

Cette succession de douze postures porte le nom sanscrit de « Sûrya Namaskâra » qui se traduit par Salutation au Soleil, « Sûrya » est un des noms indiens du Soleil  et « Namaskâra » signifie salut, hommage et vient de la racine « nam » qui signifie s'incliner devant quelqu'un.

On retrouve cette expression dans le « Namaste » qui est le geste par lequel on se salue, en Inde, mains jointes l'une contre l'autre, doigts allongés, à hauteur de poitrine.

 

La Salutation au Soleil est une prise de conscience de la beauté du cosmos et du mystère de la vie, ici et maintenant.

 

Pourquoi douze ?

Le soleil, maître du système solaire, parcourt le ciel à travers les douze maisons des signes du zodiaque, rythme les douze heures du jour et, via les quartiers de la lune, les douze heures de la nuit.

Le douze symbolise donc l'univers dans son cycle spatio-temporel.

Mais 12, c'est aussi la multiplication du chiffre 4 qui symbolise la terre dans la tradition indienne par le chiffre 3 qui représente l'incessant mouvement des « guna » (tamas : inertie, rajas : énergie, satwa : équilibre).

 

Chaque Salutation est une véritable oeuvre complète, synthèse des principaux « asana » du yoga.

 

Son enseignement doit être d'une extrême précision, et sa pratique se perfectionner au fil des années en tenant compte des dispositions du corps, de l'âge et des dispositions de l'adepte.

 

En aucun cas, elle ne peut être plaquée comme une quelconque mise en train qui s'effectuerait l'esprit ailleurs. Elle engage tout l'être, elle est méditation en action et prépare au « karma yoga », voie dans laquelle chacune de nos actions est un chemin d'évolution consciente.

 

Elle figure le cycle de la vie, depuis le non-manifesté caché dans la matière jusqu'au non-manifesté ayant réintégré sa divine origine. C'est le voyage initiatique de la naissance à la mort et de la mort à l'immortalité. C'est l'énergie unie à la conscience, à travers les étapes de la vie terrestre et même au-delà.

 

On note la parfaite symétrie de Sûrya Namaskara : un premier enchaînement de 6 mouvements, symbolisant l'involution, suivi d'un second enchaînement de 6 autres mouvements symbolisant l'évolution. Elle repose sur un système d'alternances : ouvertures/fermetures, extensions/flexions, mouvements orientés vers le haut, le ciel / mouvements dirigés vers le bas, la terre, postures toniques, relâchements et la respiration qui l'accompagne.

 

La dualité énergétique fondamentale de la vie (ha et tha) est ainsi pleinement vécue et de façon très équilibrée. D'où le bien-être ressenti si le legato des enchaînements est harmonieux, les respirations coordonnées et si l'on n'outrepasse pas ses forces.

 

Texte extrait de la revue française de yoga N°26 sur les Enchaînements

« Au soleil de la Salutation » François Roux

 

 

 

LES DOSHAS

(donné durant Stage Yoga sans gluten du 14/01/18)

cliquez ici pour decouvrir les recettes

réalisées ce jour-là 

 

STAGE du 18/11/2017

 

 

ASANA

 

POURQUOI DEMEURER DANS LA POSTURE ?

 

 

Asana que l'on traduit par posture, vient de la racine "as" qui signifie être.

 

C'est une certaine manière d'être à la fois corporelle et psychique.

 

La posture vise un état, c'est une expérience, une manière de se poser plutôt que d'agir, de laisser être plutôt que vouloir faire.

Le corps ne se porte pas vers un but.

 

Rien n'est moins naturel que le yoga si nous entendons par naturel un rapport à soi efficace, axé sur un résultat.

As désigne l'existence, la réalité d'un sujet, ce qui est authentique, ce qui est vrai.

 

Asana se définit dans le chapître 2 sutra 46 des Yoga Sutra de Patanjali par deux critères : "sthira sukha " 

  • sthira signifiant fermeté, stabilité, force, rigueur et
  • sukha : aisance, fluidité, souplesse, tendresse.

 

Asana est donc le mariage des deux, la recherche du juste effort pour cultiver la fermeté, la stabilité et la vigilance dans les zones du corps qui en manquent et la douceur, l'aisance, le plaisir dans les zones qui sont nouées et fermées.

 

Dans les Yoga Sutra, Asana est l'assise ; une position physique d'éveil détendue, ni couchée ni debout pour être suffisamment vigilants et relaxés pour pouvoir méditer.

 

Asana représente donc un idéal, l'aboutissement d'un long et difficile travail en conscience sur l'ensemble de notre être.

 

 

 

 

On distingue 5 niveaux appelés Kosha qui sont les différentes couches qui nous constituent :

  • Annamayakosha : le corps physique, muscles et articulations
  • Pranamayakosha : le souffle, l'énergie
  • Manomayakosha : l'activité mentale
  • Jnanamayakosha : la connaissance de soi
  • Anandamayakosha : la plénitude

 

Le fait de pratiquer les postures en se servant de la respiration et de l'attention permettra de prendre conscience des aspects plus subtils qui nous constituent.

 

 

 

 

 

   Pourquoi est-il nécessaire de rester immobile dans la posture ?

 

Au point de vue physiologique, il existe un réflexe de contraction lorsque le muscle se sent agressé ou exagérément étiré qui s'appelle le réflexe myotatique : lorsque le muscle est étiré sans ménagement un réflexe de protection venant de la moelle épinière est envoyé, le muscle se contracte pour se protéger.

 

Il est donc important de pratiquer les postures de yoga d'une manière douce, sans secousse, avec une respiration consciente et fluide, dans un état proche de la relaxation.

 

Progressivement, nous pourrons agir sur l'affaiblissement du réflexe de protection, le muscle se sentant en sécurité pourra peu à peu, se détendre et s'allonger jusqu'à ce qu'il rencontre ses propres limites physiologiques qui ne seront pas déterminées par notre volonté liée à l'égo mais par ce que nous sommes profondément.

 

Cette pratique nécessite une observation attentive pour aller vers un juste équilibre afin que l'Asana soit réussi.             

 

 

 

                Combien de temps rester dans la posture ?

 

 

La durée va dépendre de la difficulté de la posture, de l'état de santé du pratiquant et de son niveau de pratique.

 

  • Le minimum est de 30 secondes (6 longues respirations)
  • 15 secondes suffisent si la posture est difficile.
  • L'idéal serait de plusieurs minutes.

 

Effets physiques :

 

  • force et endurance : plus le muscle sera allongé plus il sera puissant.
  • articulations et colonne vertébrale vont être soulagées de la pression engendrée par la pesanteur grâce à la détente des tissus musculaires et conjonctifs.                                     Cette décompression permettra aux fluides (sang, lymphe, liquide céphalo-rachidien) et aux influx nerveux de circuler plus librement, le cartilage sera nourri, hydraté et les nerfs décomprimés.
  • Les disques intervertébraux seront nourris et soulagés pour éviter les tassements et les fissurations.
  • Les muscles seront débarrassés de leurs toxines.
  • De même pour tous les organes internes et les tissus conjonctifs
  • effets bénéfiques sur le retour veineux
  • étirement global pour impliquer les grandes chaînes musculaires, tous nos muscles étant reliés des pieds à la tête, action sur les nadis (circuits d'énergie).

 

Effets sur le mental :

 

L'immobilité du corps va agir progressivement sur celle du mental. La respiration va créer le lien entre le corps qui se détend et le mental :

               plus le corps sera libéré de ses tensions,

plus le mental va s'apaiser grâce au souffle.

 

A son tour la détente mentale agira sur le corps et la respiration. Le bien-être de l'un agira sur l'autre et réciproquement.

 

Cette observation attentive permettra de prendre conscience des tensions physiques et psychologiques :

  • celles qui lâchent assez rapidement
  • celles qui persistent malgré l'état de relaxation.                Ces cuirasses musculaires qui se sont installées pour nous protéger du monde et éviter de ressentir notre propre souffrance deviennent au fil du temps, une armure inutile à porter (cf «  Le chevalier à l'armure rouillée » de Robert FISHER).

 

 

" Le Yoga consiste à maintenir son esprit dans un état à la fois de quiétude et d'éveil où l'on est totalement présent à ce que l'on fait et où les pensées ne jaillissent plus d'elles mêmes dans toutes les directions mais sont pleinement contrôlées et orientées." Bernard BOUANCHAUD

 

(Enseignements lus durant le dernier trimestre de l'année 2016-2017)

LES CHAKRAS

 

 

 

Le système énergétique des chakras prend naissance dans Muladhara, qui abrite les nadi, ce réseau de canaux énergétiques qui traversent tout le corps. Canal lunaire, froid et passif, Ida correspond au système parasympathique, responsable de la relaxation et de nombreuses fonctions physiologiques du corps, telles que la respiration ou la digestion. Canal solaire, Pingala correspond au système nerveux sympathique. Il est notamment responsable des mécanismes d'action et de réaction.

Située dans la moelle épinière, la Susumna monte verticalement en passant de chakra en chakra.

Enfin, la Kundalini se présente sous la forme d'un serpent enroulé et dormant qui sera réveillé au fur et à mesure des différentes étapes du processus d'éveil.

C'est la pratique du yoga qui permet de réveiller l'énergie de la Kundalini.

 

 

 

Il existe 7 chakras :

 

MULADHARA : le chakra racine

 

Représenté par une fleur de lotus à quatre pétales rouges, c'est le chakra de base et d'enracinement. Il est localisé chez la femme à l'entrée de l'utérus et chez l'homme au niveau du périnée.

Il est représenté par un éléphant à sept trompes et est associé à l'odorat.

Pouvant être effectuée lors de n'importe quelle posture de yoga, Mula Bandha est une pratique qui consiste à effectuer des contractions du périnée en lien avec le souffle et qui permet de tonifier le plancher pelvien et elle est en lien direct avec Muladhara.

Le Bija mantra associé est LAM.

L'élément associé est la terre

 

 

 

 

SVADISTHANA : sexualité et créativité

 

Représenté par une fleur de lotus à six pétales orange, il est situé au niveau du coccyx.

L'animal qui le représente est un crocodile ou le monstre marin Makara.

Le Bija mantra associé est VAM.

L'élément associé est l'eau.

 

 

 

 

 

MANIPURA : intuition et contrôle

 

Représenté par une fleur de lotus doré à dix pétales, il est situé à l'arrière du nombril, au niveau des lombaires.

C'est le chakra de la force vitale, le Hara, il gouverne la digestion et tous les organes qui y sont associés. Il comprend la capacité à « ingérer » le monde extérieur. Par extension, il agit sur le système nerveux et immunitaire puisque la digestion joue un rôle majeur dans le bon fonctionnement global de l'organisme.

L'animal qui le symbolise est le bélier.

Le Bija mantra associé est RAM.

L'élément associé est le feu.

 

 

 

 

ANAHATA : Emotions et amour inconditionnel

 

Représenté par un lotus bleu vert à 12 pétales.

Situé à la jonction des trois chakras physiques (Muladhara, Svadisthana et Manipura) et les trois chakras liés à la spiritualité (Vishuddhi, Ajna, Sahasrara) Anahata est en relation avec le coeur.

Il est situé au niveau des dorsales (D5 D6).

C'est le siège des émotions et correspond au centre de l'amour inconditionnel. C'est grâce à ce chakra que nous sommes sensibles à la beauté du monde et à toutes les formes d'expression créatrices.

Il est en lien avec tout le système respiratoire.

L'animal qui le symbolise est une antilope.

Le Bija mantra associé est YAM.

L'élément associé est l'air.

 

 

 

VISHUDDHI : Communication et connaissance

 

Représenté par un lotus à 16 pétales de couleur mauve.

Situé à l'arrière du creux de la gorge au niveau des cervicales, il est relié à toute la sphère ORL.

C'est le chakra des orateurs, des musiciens, des spécialistes de la communication et de la connaissance intuitive et spirituelle.

L'animal qui le symbolise est un éléphant blanc.

Le Bija mantra associé est HAM.

L'élément associé est l'éther

 

 

 

 

 

 

AJNA : Sagesse et spiritualité

 

Représenté par un lotus à 2 pétales blanc ou bleu violacé.

Situé au niveau du 3ème oeil, il est relié au monde spirituel.

C'est le siège de l'atman que l'on peut contacter avec le son OM et le lieu de rencontre des énergies solaire (Pingala) et lunaire (Ida).

Au niveau physiologique, Ajna correspond à l'épiphyse (glande pinéale), au cervelet et au cerveau.

Il gouverne le système endocrinien, la mémoire et l'intellect.

Sur le plan psychologique et spirituel, l'ouverture du 3ème oeil se traduit par une capacité à exprimer la compassion et à envisager la réalité d'une manière globale et non plus fragmentée.

Il est symbolisé par une antilope noire (vigilance et promptitude)

Le mantra associé est OM

 

 

 

SAHASRARA : Illumination

 

C'est le lotus aux mille pétales de couleur blanche et or ou parfois violette.

Il est localisé au sommet du crâne, voire au-dessus de la tête selon les traditions.

Il met en connexion la conscience individuelle avec la conscience universelle.

C'est à travers ce chakra que nous accédons à la libération spirituelle, à la non-dualité.

Lorsqu'un pratiquant de yoga arrive à élever son énergie à ce niveau, il atteint le samadhi, l'état de béatitude absolue.

Ce chakra symbolise l'union parfaite entre Shiva et Shakti : les principes masculin et féminin.

 

 

 

 

 

Tableau résumé

LES HUIT ETAPES DU YOGA

 

 

(Enseignements lus durant de l'année 2016-2017)

 

 

 

 

 

La pratique du Yoga comporte huit étapes, qui sont littéralement les huit « membres » ou aspects du Yoga :

 

ASHTANGA-YOGA

 

 

Les deux premières étapes constituent le fondement préalable à toute pratique yogique.

 

 

 

I. YAMA : Les refrènements

 

 

Yama : mot qui vient de la racine Yam signifiant brider, dompter, tenir en main, se réfèrent à la maîtrise des impulsions naturelles, inhérentes à tous les êtres vivants.

 

  • AHIMSA : Ne vouloir infliger aucun mal à aucun être vivant

Cette règle implique non seulement l'abstention de meurtres et d'actes de violence mais aussi de nocivité en pensées, en paroles ou en actions.

Elle signifie la bienveillance, la considération que l'on montre vis-à-vis des êtres et des choses mais également vis-à-vis de soi-même.

Cette discipline de non-violence est la principale de toutes et les autres « Yama » n'ont pour but que de la consolider , de la raffiner et de la rendre parfaite.

 

  • SATYA : Ne pas s'écarter de la vérité

Obligation non seulement vis-à-vis d'autrui mais vis-à-vis de soi-même : faire correspondre sa parole et sa pensée à la vérité.

S'efforcer d'accorder ses actes avec ses paroles et ses pensées.

Toutefois, il n'est pas toujours souhaitable de dire la vérité sans tenir compte des conséquences : dire la vérité est bénéfique à condition que cela ne nuise pas aux autres.

Satya ne doit pas être en conflit avec Ahimsa ou agir à son encontre.

 

  • ASTEYA : Ne pas s'approprier illégalement ce qui ne nous appartient pas

Ne jamais prendre avantage d'une situation dans laquelle quelqu'un nous a fait confiance.

« asteyapratisthayam sarvaratnopasthanam »  Yoga sutra II 37

Lorsque le désir de prendre disparaît, les joyaux apparaissent.

 

  • BRAHMACARYA : La modération

Mot formé de la racine « car » se mouvoir et du mot « brahma » le vrai, le réel.

Brahmacaria signifie se mouvoir dans la direction du vrai, du réel. Il faut créer des conditions telles dans nos rapports à autrui et aux objets que la compréhension des vérités les plus élevées soit favorisée.

Avoir une attitude responsable pour se rapprocher graduellement de la vérité.

 

  • APARIGRAHA : ne pas être possessif

le yogin doit s'abstenir d'accumuler les possessions pour s'intéresser d'avantage au monde intérieur.

 

 

 

II NIYAMA : LES OBSERVANCES

 

 

Les Niyama visent à l'organisation de la vie intérieure, personnelle afin de restructurer la personnalité profonde au moyen de cinq observances, qui doivent être pratiquées régulièrement.

 

 

  • SAUCA : la propreté, la pureté

Le yogin doit s'astreindre à la propreté corporelle externe et procéder à la purification intérieure de ses organes par la régulation correcte de son mode de vie.

Une grande attention est donnée à la nourriture.

On distingue trois types de nourriture :

  • satwique : savoureuse, onctueuse, substantielle
  • rajasique : amère, acide, trop salée, brûlante, épicée
  • tamasique : insipide, fétide, polluée

Le régime du yogin doit être principalement satwique. Il pourra recourir aux procédés de nettoyage interne : Kriya, spécifiques au Hatha Yoga.

Enfin la purification intérieure se poursuit par l'exclusion des pensées et des émotions indésirables.

 

  •  SAMTOSHA : le contentement

Le contentement est la capacité du yogin de tirer toujours une plénitude de joie de ce qu'il a et de ce qu'il est, sans qu'aucune épreuve extérieure ni aucune difficulté intérieure ne puisse lui ôter sa sérénité.

 

  • TAPAS : ardeur dans la pratique, intensité du feu intérieur

« La pratique intense détruit les impuretés et engendre ainsi la perfection des sens et du corps. »

(YS II 43)

Tapas signifie faire ce qu'il faut pour être en forme, chauffer le corps pour le purifier.

La posture, l'attention donnée aux habitudes alimentaires, la respiration sont toutes des tapas qui nous aident à nous nettoyer, à nous purifier.

 

  • SVADYAYA : s'approcher de soi-même, s'étudier

Etudier les textes traditionnels pour son propre compte, pour les mettre en pratique personnellement.

Répétition des mantra, notamment la syllabe symbolique OM, qui devient support de méditation.

 

  •  ISVARA PRANIDHANA : attention particulière aux actes

Agir sur la qualité de l'acte plutôt que sur ses fruits, agir avec détachement par rapport aux fruits des actes pour préserver la souplesse de comportement qui répond à l'accroissement de notre clarté.

De plus, si on se concentre davantage sur le processus de l'action que sur son objectif, on évite la déception de ne pas atteindre cet objectif.

 

 

 

 

 

 

III - ASANA

 

 

Asana signifie posture et dérive de la racine as :

« rester, être, s'asseoir, être établi dans une position particulière »

 

Patanjali décrit l'asana dans ses « Yogasutra » comme une combinaison de deux qualités importantes : sukha et sthira.

 

Sukha signifie la faculté de tenir une posture avec aisance et confort,

Sthira est une qualité de fermeté et de vigilance.

 

Maîtriser sthira implique aussi la maîtrise de sukha.

Si ces deux qualités ne sont pas présentes ensemble, ce n'est pas un asana.

 

C'est donc seulement, lorsque nous pratiquons une posture donnée pendant un certain temps avec aisance, présence et confort que les principes de la pratique sont respectés.

 

Pour faire de cet idéal de l'asana une réalité, on doit s'accepter tel que l'on est et prévoir les aménagements éventuels pour la prise de la posture.

 

D'autre part, la qualité du souffle est fondamentale puisqu'elle exprime nos sentiments intérieurs. Le souffle sert de lien entre le corps et le mental.

 

C'est pourquoi il faut unifier le mouvement du corps, du souffle et de l'activité psychique pour connaître l'expérience authentique de l'asana.

 

 

 

 

 

 

IV PRANAYAMA

 

 

C'est la présence au souffle.

 

On place l'attention sur la respiration que cela soit pour la contrôler ou simplement pour l'observer et l'objectif primordial est d'être conscient du souffle.

 

Prana signifie ce qui est présent partout à chaque instant.

 

Ayama signifie étirer ou allonger.

 

On utilise le souffle pour agir sur le mental et augmenter l'intensité du Prana.

Une personne instable aura davantage de Prana à l'extérieur du corps.

 

La pratique du pranayama permet de confiner de plus en plus de Prana à l'intérieur du corps.

 

Il y a cinq Prana ou forces vitales corporelles qui correspondent à telle ou telle fonction corporelle spécifique (cf les cinq VAYU ci-dessous).

 

Le pranayama est le mouvement de prana vers apana et le mouvement d'apana vers prana.

 

La rétention après l'inspiration conduit le prana vers apana et l'y maintient.

La rétention après l'expiration a l'effet inverse : conduit Apana vers prana et l'y maintient.

 

 

 

 

V PRATYAHARA

 

C'est le retrait des sens.

 

Le yogi retire ses sens des objets sensoriels comme une tortue rentre sa tête et ses pattes sous sa carapace.

 

« Et de même qu'une tortue

rétracte en elle-même

ses mains, ses pieds, sa tête

l'adepte ayant empli son corps

grâce à l'air inspiré, rétracte en lui ses sens.

 

Quand les neuf portes sont fermées

le souffle inspiré s'élève,

puis reste immobile au centre du corps

comme la flamme d'une lampe.

 

L'adepte alors au désert,

dans la paix :

 

Il y trouvera la certitude

parce qu'il jaugera toutes choses

à la mesure de l'âme,

et le mal l'épargnera

grâce à l'aide efficace

que lui apportera le Yoga. »

 

Yoga tattva upanishad, in Upanishads du yoga, traduites du sanscrit par Jean Varenne

 

Pratyahara :

  • diminue la dispersion du mental et les pertes d'énergie qui en découlent
  • favorise une plus grande présence aux autres et à soi-même
  • permet, en recentrant les facultés de perception, d'accéder à des états plus subtils de prise de conscience intérieure.

 

 

 

 

VI DHARANA

 

 

 

La concentration sur un seul point

 

 

Dharana vient de la racine dhr qui signifie « porter ».

 

On donne un exemple traditionnel pour expliquer Dharana : imaginez un réservoir d'eau relié à des canaux qui s'éloignent de tous les côtés.

 

Si les canaux ont une profondeur identique, l'eau s'écoulera DE la même façon dans chacun d'entre eux. Si l'on creuse un de ces canaux davantage, l'eau s'écoulera plus rapidement par celui-là.

 

Lorsqu'on suscite les conditions pour que l'esprit cesse de se disperser dans cent directions différentes et se centre sur un seul point, c'est Dharana.

 

Le mental est orienté vers un seul objet qui peut être

  • extérieur : flamme d'une bougie, mandala ….
  • intérieur : région du nombril, lotus du coeur, lumière dans la tête, pointe du nez, bout de la langue

Dharana précède nécessairement Dhyana (la méditation)

 

 

 

 

 

 

 

VII DHYANA

 

 

La méditation

 

 

Il va s'agir maintenant de prolonger la concentration (Dharana) qui, dans les débuts de la pratique, n'est atteinte que pour quelques instants, puis vacille.

 

 

Un flot continu de cognition centré sur un seul point est appelé méditation.

 

Pendant Dharana, l'attention doit être ramenée constamment à l'objet de concentration et ressemble ainsi à une succession de gouttes d'eau, mais quand l'attention fixée devient prolongée et ininterrompue, elle ressemble à un flot d'huile ou de miel, égal et continu.

 

La méditation n'est pas une technique nouvelle et différente de la fixation de l'attention mais le perfectionnement de celle-ci.

 

Quand la main-mise sur l'attention s'affermit, les innombrables pensées et distractions qui intervenaient et s'immisçaient dans l'esprit, le frustrant de sa concentration, diminuent en fréquence et en importance et dès lors, la lucidité du yogi s'intensifie, dissipant toute brume mentale, et révélant l'objet dans une clarté directe et fixe.

 

Dharana est le contact, Dhyana est la communication.

 

 

 

 

 

VIII. SAMADHI

 

 

"tadevartharmatranirbhasam svarupasunyamiva samadhi"

Y.S.III 3

 

 

" Quand seul l'objet médité resplendit dans la conscience, qui semble vidée de sa forme propre, c'est le samadhi. "

 

 

La concentration est si parfaite que seul l'objet médité est présent à l'esprit qui perd toute conscience réflexive (conscience de lui-même tel qu'il s'appréhende habituellement et conscience du processus de méditation, en tant que distincts).

 

Il se produit une sorte de rupture, et une autre forme de conscience apparaît , de nature illuminatrice : La Lumière de la connaissance ou Intuition Spirituelle se révèle.

 

Lorsque le yogi atteint cette concentration inébranlable où il perd de vue son identité individuelle, son esprit ne fait plus qu'un avec la nature essentielle de l'objet médité et la dualité sujet-objet semble s'abolir.

 

Mircea Eliade a traduit le mot "Samadhi" par "enstase" qui suggère le mieux ce dont il s'agit et exclut toute confusion avec "extase".

 

Ce mot est difficilement traduisible et ne peut être vraiment expliqué car , comme dit Vyasa :

 

"Le Yoga doit être connu au moyen du Yoga, le Yoga lui-même conduit au Yoga.

Celui qui s'applique sans relâche au Yoga, à la fin trouve dans le Yoga une joie permanente. "

 

 

LES 5 SOUFFLES DU CORPS HUMAIN OU VAYU

 

(Thème du stage du samedi 26 novembre 2016)

 

 

Le Dieu VAYU est un des gardiens du Monde dont il assure la cohésion.

Il règne sur le royaume du souffle. Il est celui qui relie entre eux les différents monde du cosmos et ceux qui coexistent à l'intérieur de l'homme.

 

Notre corps est ainsi tissé de cinq fils ou souffles qui gouvernent l'ensemble de nos fonctions vitales :

 

 

 

PRANA : dénomination  générique de tous les souffles. C'est la grande respiration : la force de vie.

 

APANA : il se situe dans la partie inférieure de l'abdomen. Il concourt à rejeter les déchets du corps

 

SAMANA : il se situe dans la partie supérieure de l'abdomen, il alimente le feu gastrique, contrôle la digestion, assure les fonctions d'assimilation et concourt au fonctionnement équilibré de l'ensemble du corps.

 

UDANA : il se situe dans la gorge, il commande l'absorption de l'air, de la nourriture, assure le bon fonctionnement des cordes vocales. Il fait communiquer le bas et le haut : le niveau physique et le niveau spirituel.

 

VYANA : il se meut dans le corps tout entier où il distribue l'énergie provenant de la nourriture et de l'air par l'intermédiaire des nerfs, artères et veines.

Il défend le corps contre les maladies et le maintient en forme.

 

Ces cinq souffles constituent une magnifique symbolique du rôle vital joué par «ce qui respire en nous», le chiffre cinq étant en Inde, le chiffre de Shiva : la force de transformation, d'incessant changement mais aussi la danse cosmique, le jeu de la réalité.

 

 

 

 

 

 

Nataraja : la danse cosmique de Shiva :  la transformation perpétuelle, l'impermanence.

 

 

LACHER PRISE

 

(Thème du stage du samedi 18 mars 2017)

 

 

En psychologie commune, lâcher prise c'est laisser aller, abandonner et implique un manque de persévérance dans la poursuite d'une action, une démission devant une difficulté.

 

Dans le contexte du yoga, cela signifie ne pas s'entêter en vain, ne pas désespérer, chercher les moyens pour progresser vers le but souhaité.

 

Cette deuxième signification permet d'affirmer que cette acceptation est l'opposé de faiblesse, de laisser aller ou de laisser faire et implique lucidité et réalisme, attitudes qui poussent à agir.

 

 

 

 

YOGA SUTRA : CH I Sutra 12 à 16

 

" L'arrêt des modifications du mental nécessite une pratique intense (Abhyasa) dans un esprit de lâcher prise, de détachement (Vairagya) quant au résultat obtenu."

 

Commentaires :

 

Le yoga est une force qui relâche, ce n'est pas une force qui pousse ou qui soulève avec peine, lâcher prise c'est se délester de la surcharge, le relâchement et la disparition de l'effort étant progressifs.

 

Il convient de pratiquer :

 

  • avec ferveur et persévérance (cf : tapas - niyama), régularité, constance
  • humilité , abandon à plus haut que soi (cf : Ishvara pranidhana – niyama)
  • dans l'ici et maintenant
  • en se détachant d'un excès de pratique tout en la poursuivant
  • recherche de l'effort juste (STHIRA – SUKHA) sans tension inutile mais volonté de progresser vers le but souhaité dans l'acceptation d'éventuelles difficultés avec un maximum de concentration et de conscience au niveau des parties du corps impliquées ; recherche de l'adéquation entre la posture et l'énergie nécessaire pour la réaliser et la maintenir
  • qualité du souffle
  • abandonner tout esprit de compétition envers soi-même et envers les autres
  • désir de comprendre les raisons des difficultés pour trouver une solution à plus ou moins long terme
  • s'accepter tel que l'on est avec ses limites physiques et psychiques

 

 

 

 

Le lâcher prise s'entend également en tant qu'absence de résistance intérieure car dans ce contexte, résister peut être une réaction de faiblesse et de peur aussi bien physique que psychologique qui peut accentuer ou créer une rigidité certaine.

 

C'est une conscience de tous les instants qui veille à l'absence de tensions corporelles ainsi qu'à l'immobilité du corps, à l'absence d'implications de l'esprit dans le flux psychomental.

 

Vairagya c'est le détachement, le fait de ne pas être lié, impliqué dans le désir, dans la pensée, dans l'image. Il est la non-identification à l'émotion, aux passions, au mental.

 

"Le détachement ce n'est pas se détacher des choses mais découvrir que les choses se détachent de soi."

 

Le yoga va contre les habitudes figées, il nous porte à vivre sans violence, sans poser de buts obsédants, sans volonté de réussir à tout prix dans l'acceptation du moment présent.