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Le résumé de l'enseignement de

notre stage

"YOGA et AYURVEDA"

est en ligne

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ainsi que tous les

principes appris durant

ces dernières années.

dans les pages "Philosophie du yoga" 

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Et les photos de notre stage AYURVEDA sont ici

ainsi que le diaporama de la conférence

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Un nouveau texte de Mataji sur

"Le sentiment de culpabilité" qui peut nous faire réfléchir...

ici

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Quelle éducation pour nos enfants ?

 

À cette question, l’écrivaine (première femme à entrer à l’Académie française) apportait une réponse tout à fait innovante et moderne. Éducation morale, éducation sexuelle, éducation religieuse et même, éducation à l’écologie : sur chacun de ces points, Marguerite Yourcenar aurait voulu des enfants pleinement conscients du monde, avec toutes ses forces mais aussi tous ses pièges et toutes ses fragilités.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. Jai souvent réfléchi à ce que pourrait être léducation de lenfant.


Je pense quil faudrait des études de base, très simples, où lenfant apprendrait quil existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, quil dépend de lair, de leau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.


Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.


On lui apprendrait assez du passé pour quil se sente relié aux hommes qui l’ont précédé́, pour quil les admire là où ils méritent de lêtre, sans sen faire des idoles, non plus que du présent ou dun hypothétique avenir.


On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaitrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie. ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.


On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société́ est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.


En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.


On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à limposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.


Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. »

 

 

L’amour médecin

 

Souvent je rencontre des personnes accablées de maladies compliquées, insensibles aux médicaments.

Je m’efforce alors de ne pas minimiser leur douleur, et surtout de ne pas relativiser.

Rien de plus facile en effet que d’évoquer la guerre, la pauvret
é dans le monde, les famines, les souffrances des autres : « Tu vois, tu n’es pas si malheureux ! »

Sous une apparence d’évidence, cette réponse est ridicule et même un peu méchante.

En effet, qui sommes-nous pour juger de la souffrance des autres ? M
ême une personne en bonne santé et qui a en apparence « tout pour être heureuse » peut ressentir chaque nuit d’horribles angoisses, être envahie de désespoir le matin au point de ne pas réussir à sortir de son lit, souffrir d’un manque d’amour, de solitude ou, plus profondément encore, d’un abîme dans son âme dont elle ne voit pas le fond. Sans savoir pourquoi, ni les causes profondes de son mal, elle est rongée par la souffrance et c’est une cruauté d’aller lui dire que sa vie n’est pas si dure.

La premi
ère chose que j’essaye de faire est vraiment de montrer avec des mots, des gestes, que non seulement je comprends cette douleur mais même que je la ressens moi aussi, au moins en partie.

Ce sentiment vient naturellement car c’est ainsi que nous sommes faits. M
ême devant la souffrance d’inconnus à la télévision, même dans des films où nous savons pourtant que ce sont des acteurs… notre gorge se noue, nos tripes se tordent, nous avons envie de faire quelque chose face à la douleur.

 

 

L’amour qui soigne

 

Et le miracle, c’est que cette envie procure déjà un soulagement à ceux qui souffrent. Un soulagement, et même parfois une joie et un début de guérison. Oui, je n’hésite pas à parler de miracle car cette chose est incroyable quand on y réfléchit, et pourtant elle nous est tellement familière.

Combien de fois ai-je vu mes enfants se faire mal et r
éellement souffrir, crier dans un torrent de pleurs. Leur maman accourt, ou moi-même. Nous faisons la grimace, nous poussons des « oh » et des « ah » devant ce genou écorché, l’enfant nous regarde à travers ses larmes, voit que nous souffrons pour lui… et déjà ses cris se changent en sanglots, ses larmes se tarissent… La douleur n’est plus aussi forte, la convalescence va bientôt commencer.

Il serait bien na
ïf, ou plutôt pessimiste, d’imaginer que la chose ne vaut pas aussi pour les adultes.

Ce n’est pas pour rien que, d
ès qu’il nous arrive malheur, nous appelons les personnes que nous aimons. Inconsciemment, nous savons que raconter notre malheur permet de partager notre douleur, au sens propre du mot « partager ». Nous « donnons » un petit peu de douleur à chaque personne autour de nous si bien que la nôtre s’atténue et devient plus supportable.

Et le soulagement peut aller tr
ès loin : les personnes qui ont connu de grandes épreuves et qui ont la chance d’avoir pu en faire un livre, un documentaire ou un film à succès, faisant ainsi connaître au monde entier leur souffrance, peuvent déclencher tant de compassion qu’elles-mêmes finissent par se réjouir du malheur qui les a affligés mais qui leur apporte tant de chaleur humaine.

C’est la force incroyable de la compassion.

D’o
ù l’importance cruciale de veiller à exprimer autant que nous le pouvons notre compassion auprès des personnes souffrantes. Nous avons là entre nous, souvent sans le savoir, un bien inestimable, un trésor que nous pouvons distribuer à pleines mains, sans que cela ne nous retire quoi que ce soit, bien au contraire.

 

Ne pas se laisser impressionner par l’indifférence

 

Bien sûr, nous avons aussi une capacité d’imagination qui nous permet de nous « blinder » face à la douleur. Se blinder consiste à penser à autre chose pour se cacher à soi-même la douleur que l’on a sous les yeux, faire comme si elle n’existait pas. Ainsi par exemple des infirmiers transportant un grand brûlé peuvent-ils parler tout haut de leurs vacances, du dernier film, et même rire aux éclats.

M
ême si cela peut paraître choquant, il faut comprendre que cette indifférence apparente n’est possible que parce qu’ils font semblant d’ignorer la personne souffrante. S’ils devaient arrêter de parler et regarder « l’homme de douleur » droit dans les yeux, voir ses blessures, lui parler, alors il leur serait impossible de ne pas ressentir dans leur propre chair une partie de ses souffrances.

Les personnes qui travaillent dans les h
ôpitaux, les centres de soins palliatifs, les pompiers qui gèrent les accidents de la route et les soldats développent tous cette capacité de faire semblant, de s’abs-traire (se tirer hors) de la réalité, dans une certaine mesure.

 

Sadiques et psychopathes

 

On parle beaucoup des « sadiques » qui prétendument tirent plaisir de la douleur des autres. En réalité, ce « plaisir » n’a rien à voir avec le plaisir vrai que vous éprouvez par exemple blotti dans les bras d’un être aimé devant un beau soleil couchant. Le plaisir du sadique est un plaisir paradoxal, issu de la douleur qu’il s’inflige à lui-même en regardant souffrir les autres.

Reste enfin le cas
à part des « psychopathes », qui font les serial-killers. Ce sont des cas très particuliers de malades mentaux, bien identifiés par les psychiatres, à qui il manque une fonction cérébrale naturelle, exactement de la même façon qu’il peut manquer à quelqu’un la vision, la parole ou la mémoire.

Cette fonction qui leur manque est justement celle de la compassion, c’est-
à-dire, étymologiquement, la capacité de souffrir avec les autres. Le psychopathe est capable, comme on le voit dans certains films horribles, de se faire un bon repas et de s’amuser franchement alors qu’il a juste à côté de lui une victime torturée. Mais ce n’est pas normal. C’est parce qu’il est malade.

Il faut se rassurer : le fait qu’existent des psychopathes ne prouve rien sur ce que sont les autres hommes. La psychopathie est une anomalie mentale. Elle ne touche que moins de 1 % des personnes.

Des exp
ériences scientifiques ont montré que 99 % des gens souffrent en voyant quelqu’un d’autre souffrir. Cela a pu être observé grâce à l’IRM, une façon de scanner le cerveau pour observer les parties qui s’activent. On a pu montrer comment des images d’enfants qui souffrent, par exemple, « allument » automatiquement la zone de compassion dans le cerveau de la personne qui observe, déclenchant une souffrance morale.

 

 

Conserver notre humanité

 

Bien entendu, plus nous circulons dans tous les sens, plus nous croisons des masses de personnes que nous ne reverrons jamais, plus nous apprenons à faire semblant qu’elles ne sont pas là et à rester concentré sur nos pensées.

C’est un lieu commun de d
éplorer l’anonymat des grandes villes, la solitude au milieu de la foule, mais ces plaintes sont infantiles car c’est un phénomène normal. Il est normal de ne pas chercher à s’intéresser à chaque personne quand on frôle chaque jour des milliers de visages.

Dans les villages où règne encore une certaine convivialité, les habitants n’ont pas plus de mérite que les citadins. Ils ne sont pas plus humains, généreux ou sensibles. C’est bien sûr parce qu’ils sont moins nombreux et retombent plus souvent sur les mêmes gens qu’ils ont l’occasion de se rencontrer, se parler, se connaître.

Cela n’emp
êche pas bien sûr qu’il faille nous efforcer d’être souriants, aimables et ouverts dans les grandes villes.

Je trouve pour ma part détestable la pratique de se promener partout avec des écouteurs enfoncés dans les oreilles, interdisant aux autres la moindre tentative de communiquer.

De même pour les capuchons, foulards, bonnets et mêmes grandes lunettes de soleil opaques visant à se dissimuler la tête ou le visage, qui créent une atmosphère d’indifférence voire de défiance insurmontables, même avec la meilleure volonté du monde.

Mais quoi qu’il arrive, tout cela ne change pas notre nature. Cela ne change rien
à cette extraordinaire capacité de compassion que nous avons en nous, qui est une des plus belles manifestations de l’amour.

Faisons bon usage de ce tr
ésor,


À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

http://www.santenatureinnovation.com/

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La Lettre Santé Nature Innovation est un service d'information gratuit de Santé Nature Innovation (SNI Editions). 

 

 

Ma bonne résolution pour 2018.
Et vous ?

 

Cher(e) ami(e) de la Santé,

C’est le « mal du siècle ».

Des millions de personnes sont touchées.

Moi-même, je suis déjà tombé une fois dans le piège… et la rechute n’est jamais loin.

Seuls les retraités semblent épargnés… mais pour combien de temps ?

Ce fléau, c’est d’être débordéet de s’en vanter !

 

Il n’y a pourtant pas de quoi être fier !

 

Voici une conversation typique de l’année 2017, entre deux amis :

" - Salut, ça fait plaisir de te voir ! Comme ça va ? 

- Ca va, mais c’est la folie en ce moment, je suis débordé de partout.

- Ah oui je comprends, c’est la même chose pour moi, je n’ai plus une seconde à moi. "

Alors bien sûr, il nous est tous arrivé de connaître des moments d’activité intense.

Mais ce qui est nouveau, c’est que c’est devenu un mode de vie… dont les gens sont fiers !

Pourquoi ? Eh bien parce que c’est une façon de se donner de l’importance !

C’est ce que des sociologues viennent de montrer, dans une enquête éclairante.

Ils ont interrogé des centaines de personnes… et se sont rendu compte d’une chose étonnante.

Ceux qui travaillent comme des fous ne sont pas jugés fous, bien au contraire.

Ils sont désormais considérés comme des gens « importants », ayant un « statut élevé » !

Et du coup, beaucoup de gens se déclarent débordés… pour se mettre en valeur !

 

Un renversement historique… et dramatique

 

C’est un retour en arrière sidérant !

Dans la Grèce antique, ou au siècle des Lumières, c’était le loisir qui était valorisé, pas le travail.

Le loisir grec (« scholé ») n’était pas du divertissement : c’était un état de disponibilité et de paix.

Les gens « importants » étaient donc ceux qui avaient du temps : pour penser, méditer, ou pour se consacrer aux autres via des activités sociales ou associatives.

L’origine du mot travail (labeur) était même synonyme de « tourment » et de « torture » !

On plaignait les « forçats » qui travaillaient 15h sur 24, 7 jours sur 7.

Aujourd’hui, c’est l’inverse : si vous répondez à vos emails du bureau le soir ou le week-end, c’est vous qui êtes valorisé !

Même au beau milieu des vacances, un coup de fil urgent de votre chef peut tomber à pic : car c’est la preuve éclatante de votre importance – c’est le signe que votre entreprise ne peut pas se passer de vous, et que vous avez de grosses responsabilités !

 

La recette anti-bonheur

 

Pourtant, ai-je besoin de préciser qu’être débordé est le meilleur moyen de se rendre malheureux ?

Je ne parle même pas du risque de « burn-out » (épuisement professionnel).

Même si votre santé « tient le choc », le risque est que vous passiez à côté de votre vie !

Car le bonheur durable n’est pas l’adrénaline incessante de l’urgence et des responsabilités.

Le vrai bonheur, c’est passer du temps avec ses amis, sa famille… faire une marche méditative dans la nature… et apprécier la beauté de chaque instant !

Cela paraît évident quand on le dit comme ça, mais on a tous tendance à l’oublier !

Comme le dit si bien le Pr Kabat Zinn, grand spécialiste de la méditation en pleine conscience :

« Il est tellement facile de regarder sans voir, d’écouter sans entendre, de manger sans rien goûter, de ne pas sentir le parfum de la terre humide après une averse, et même de toucher les autres sans être conscient des émotions que l’on échange. » [2]

Le vrai bonheur, c’est de pouvoir être attentif, conscient de ce que l’on fait, de ce que l’on vit… plutôt que d’avoir le cerveau sur-stimulé par 10 pensées à la seconde, entre 3 emails et 2 SMS !

Voici donc ma bonne résolution pour 2018, et peut-être la vôtre si vous êtes concerné :

C’est d’essayer de « s’ennuyer » un peu !

 

Rendez ce service à votre cerveau !

 

Oui, je vous propose de redécouvrir l’ennui, comme nouvelle thérapie.

Comme le rappelle le Dr Patrick Lemoine, c’est un conseil qui vaut de 7 à 77 ans (et plus) :

« Quand je vois les parents de mes petits-enfants courir d’une leçon de piano à un entraînement de judo ou de tennis… sans parler des anniversaires qui laissent les maisons ravagées par une armée de gentils petits diables, je me dis que la nouvelle bible des parents : « vos enfants doivent sans arrêt être occupés, sinon vous êtes des mauvais parents », oui, je me dis que quelque chose ne fonctionne plus et qu’on a oublié les vertus de l’ennui et partant, de la paresse, de la cosse, du glandage, du farniente, de la rêvasserie.

Du coup je repense à mon enfance, aux interminables vacances chez mes grands-parents à la campagne où, n’ayant pas de petits camarades, pas de télévision, peu ou pas de jouets, je m’ennuyais, me barbais, me cassais les pieds, et pourtant, j’y repense avec une immense nostalgie

Je pense profondément que c’est en grande partie au cours de ces périodes où je m’ennuyais que je me suis construit grâce à mes rêves éveillés. C’est au cours de l’inaction que l’on pense, élabore, crée et c’est au cours de l’action que l’on applique ce qu’on avait imaginé en ne faisant rien. »

Voilà pourquoi le Dr Lemoine n’hésite pas à prescrire à ses patients « des cures d’ennui – ou de relaxation, méditation, mindfulness, yoga et autres (in)activités contemplatives ».

C’est une belle résolution, non ?

Bonne santé, et belle année à vous !

Xavier Bazin

Être capable d’éprouver de l’empathie pour les autres est un atout

dans la vie



L’empathie est cette capacité à vous mettre à la place des gens, comprendre leurs sentiments et leur point de vue.

L’empathie va parfois très loin car elle vous permet de ressentir physiquement les douleurs des autres.

Cela peut paraître un problème. Mais nous allons voir que l’empathie est une force.

Les personnes qui manquent d’empathie ne sont pas seulement désagréables à fréquenter. Elles ont aussi, sans le savoir, un handicap.

Lisez la suite pour comprendre votre capacité d’empathie, et apprendre à l’augmenter si vous en manquez.

 

Nos étonnants « neurones miroirs »

 

Nous sommes capables d’éprouver de l’empathie parce que nous avons dans le cerveau des « neurones miroirs ».

Comme leur nom l’indique, ces neurones réagissent en miroir aux émotions exprimées par les autres.

Grâce à ces neurones, les émotions des autres se reproduisent en nous. Cela nous permet de ressentir nous-mêmes l’effet de ces émotions, et ainsi de mieux les comprendre, mieux nous mettre dans la peau des autres.

Les personnes narcissiques ou excessivement égoïstes manquent de neurones miroirs.

Si vous n’avez aucun neurone miroir, vous êtes incapable de vous mettre à la place des autres. Vous ne vous souciez pas d’eux, de leurs sentiments, ni de ce que votre comportement risque de déclencher. C’est ce qu’on appelle en psychiatrie la « psychopathie ».

Les « psychopathes » sont ces personnages capables de faire le mal autour d’eux, de faire souffrir leurs victimes sans que cela ne déclenche en eux aucun sentiment pénible.

Normalement, vous ne pouvez voir une personne souffrir sans éprouver vous-même de la détresse. Mais les psychopathes sont indifférents aux douleurs des autres. On a vu certains psychopathes se faire de bons repas et s’amuser franchement devant une comédie télévisée à côté de leur victime torturée et gémissant de douleur.

Ils n’éprouvent pas de pitié.

En revanche, l’empathie est une vraie force pour celui qui est capable de la ressentir.

 

Pourquoi l’empathie est une force

 

En effet, les personnes très empathiques ont toutes sortes d’avantages sur les autres.

Elles sont notamment :

  • capables de prévoir plus précisément les actions et les réactions des autres, et font donc moins d’erreur, de faux pas ;
  • Elles ont plus de facilité à résoudre les conflits, privés ou professionnels ; elles sont donc moins embourbées dans les problèmes relationnels ;
  • Elles saisissent plus facilement les « signaux faibles » envoyés par leur entourage, en communication non-verbale ; elles comprennent mieux et plus vite ce qu’on attend d’elles ;
  • Elles persuadent plus facilement les autres de leur point de vue ;
  • En entreprise, elles comprennent mieux les besoins des clients et prennent l’avantage sur leurs concurrents ;
  • Elles sont capables de mieux motiver les autres ; c’est la fameuse qualité de « leadership » si prisée actuellement dans les milieux professionnels mais tout autant dans les activités culturelles, associatives, sportives, politiques…
  • Elles évaluent mieux la façon dont leurs paroles et leurs actions sont perçues par les autres et évitent ainsi les erreurs de communication et les quiproquos ;
  • Elles comprennent mieux le monde qui les entoure parce qu’elles ne sont pas prisonnières de leur propre point de vue ; elles sont capables de voir les choses sous des angles différents, ce qui leur donne une vision plus riche, plus complète et donc plus juste.

 

L’empathie ressentie comme faiblesse : une erreur courante

 

Le problème d’éprouver de l’empathie est que vous devenez plus vulnérable.

Souvent, les personnes très empathiques se considèrent elles-mêmes comme « faibles », voire « idiotes ».

En effet, leur tendance à se mettre à la place des autres peut les conduire, parfois, à être exploitées. Certains vont s’apercevoir de leur capacité à se mettre à leur place et vont en abuser.

Abuser de leur spontanéité à aider ; abuser de leur réticence à prêter aux autres de mauvais sentiments qu’elles sont incapables d’éprouver elles-mêmes.

Ces abus, souvent répétés, les conduisent à faire la douloureuse expérience d’avoir été bernées, leur donnant l’impression d’être « trop naïves », voire « débiles ».

Moyennant quoi elles oublient les avantages pratiques considérables, listés plus haut, d’être capable d’éprouver de l’empathie.

 

L’empathie, une qualité essentielle en médecine

 

Les dentistes et les médecins qui éprouvent de l’empathie sont beaucoup plus appréciés de leurs patients, qui reconnaissent et recherchent énormément cette qualité.

Ils ont plus de succès et, surtout, une vie professionnelle plus agréable avec des patients plus reconnaissants.

L’empathie est reconnue comme une qualité déterminante chez les adolescents pour leurs chances de réussite future :

« Les adolescents empathiques sont plus motivés et réussissent de façon intentionnelle dans leurs études non parce qu’ils cherchent à avoir de bonnes notes, mais parce qu’ils sont authentiquement intéressés par leur sujet.

Ils surmontent plus facilement leurs échecs parce qu’ils ne mettent pas autant d’ego que les autres dans leur travail. »

 

 

Vous pouvez apprendre à éprouver plus d’empathie

 

Le manque d’empathie est la cause de nombreux conflits. Vous ne pouvez pas augmenter le nombre de vos neurones miroirs mais vous pouvez faire un effort pour :

  • Ecouter ce que vous disent les autres, sans chercher trop vite à partager vos propres expériences passionnantes ; en clair : éviter de couper la parole. Un bon exercice est de faire comme les Américains, mais aussi les Suisses : ne jamais commencer à parler sans avoir attendu deux ou trois secondes après que votre interlocuteur ait terminé sa phrase ;
  • Lorsque vous écoutez quelqu’un, intéressez-vous à ce qu’il vous dit, mais essayez aussi de comprendre pourquoi il vous dit cela. Qu’est-ce qui le motive à venir vous parler ? Se pourrait-il que, derrière ses paroles, il cherche à vous faire passer un autre message ? Nous avons un nombre incroyable de messages « codés » que nous utilisons spontanément. Par exemple : « Tiens, il est déjà midi » signifie en général « J’ai faim, ne voudrais-tu pas manger ? » Ou alors : « J’aime beaucoup votre coiffure, votre parfum » est un appel évident.
  • En cas de désaccord qui se prolonge avec un membre de la famille, un ami, un collège : essayez d’imaginer toutes les bonnes raisons que l’autre peut avoir de faire, dire ou penser ce qu’il fait, dit ou pense. Partez du principe qu’il a raison, que vous auriez fait exactement la même chose à sa place, et peut-être même auriez-vous agi de façon plus vive encore ;
  • Lisez des romans et du théâtre : la littérature est le moyen le plus direct et rapide de vivre des expériences complexes que la vraie vie met parfois du temps à vous donner. Les enfants et les jeunes sont obligés, via l’école, à lire et apprennent ainsi à connaître la psychologie des hommes bien au-delà de ce qu’ils peuvent vivre dans le cadre de leur famille et de leurs camarades de classe. Il n’y a pas de raison de stopper cet apprentissage à la fin des études. Continuer à beaucoup lire toute sa vie permet de développer grandement l’empathie.
  • Observez et réfléchissez : éteignez votre téléphone. Au lieu d’écouter la radio ou de consulter votre smartphone dans les transports, regardez les gens autour de vous et imaginez qui ils peuvent être, ce qu’ils pourraient être en train de penser et ressentir, et où ils sont en train d’aller. Sont-ils frustrés ? Heureux ? Sont-ils d’ici ou en voyage ? Ont-ils eu une bonne journée ? Essayez de vous intéresser et de partager leurs préoccupations.

Il s’agit de bonnes habitudes à prendre, qui développent votre psychologie et vos compétences relationnelles.

 

Bouder : un moyen d’exploiter l’empathie des autres

 

Grâce, ou à cause de l’empathie, nous pouvons nuire à notre entourage simplement en exprimant notre insatisfaction.

C’est ce que les enfants apprennent très vite à faire en… boudant.

Il leur suffit de montrer un visage fermé, mécontent, et leurs parents ne peuvent s’empêcher de ressentir eux aussi de la mauvaise humeur, ce qui est très désagréable pour eux.

Ce sont leurs neurones miroirs qui fonctionnent en produisant chez eux un sentiment d’insatisfaction, simplement parce qu’ils voient l’enfant (ou l’adulte !) insatisfait.

C’est extraordinaire :

Vous pouvez ainsi gâcher le plaisir de tout un groupe qui s’amuse, simplement en affichant une mine maussade.

Le sentiment est tellement fort qu’une ou plusieurs personnes du groupe vont probablement s’interrompre pour venir vous trouver. Elles prendront le temps qu’il faudra pour tenter de régler votre problème. Le but ? Tout faire pour vous faire retrouver le sourire, notamment afin que le reste du groupe puisse… recommencer à s’amuser.

Bouder est une stratégie particulièrement déloyale et pénible pour faire pression ! C’est pourquoi on apprend aux enfants à ne pas bouder, et les adultes savent qu’il est impoli de faire la tête en public.

 

L’empathie pour guérir

 

Je vous avais parlé au début du mois d’août de cette belle étude expliquant que le simple fait de tenir la main d’un conjoint qui souffre réduit la douleur.

De même, on sait que les personnes qui se savent aimées et accompagnées guérissent plus vite. Leur convalescence est plus rapide après une intervention.

Ces effets sont d’autant plus forts que les proches sont capables d’exprimer, et d’éprouver, de l’empathie.

Avec les enfants, aussi, nous avons tous fait l’expérience : Justine est tombée, elle s’est couronnée le genou et hurle de douleur. Son papa accourt et la saisit dans ses bras en poussant des cris lui-aussi : « Ah, oh, que ça doit faire mal, aïe aïe aïe, mais Justine pourquoi as-tu couru si vite, tu dois faire attention !!! »

Et plus papa crie, plus il manifeste qu’il souffre de voir Justine souffrir, plus Justine, elle, se calme, et cesse de pleurer.

L’empathie de son papa l’a guérie.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis  
santenutrition@sante-nature-innovation.fr

La Lettre Santé Nature Innovation est un service d'information gratuit de Santé Nature Innovation (SNI Editions).

 

    

 

      Cancer : mettez-vous vite au yoga !

 

 

Cher(e) amie(e) de la Santé,

« Xavier, que ferais-tu si on t’annonçait que tu avais un cancer ? »


A cette question, je répondrais sans hésiter :

« Je me mettrais immédiatement au yoga. »


La raison est simple : je ne connais aucune activité qui fasse autant de bien pour la santé du corps ET de l’esprit.

Le yoga vous permet de traverser l’épreuve de la maladie avec d’autant plus de force qu’il :

  • Redonne de l’énergie à votre organisme – au moment où les traitements médicaux anti-cancer le malmènent ;
  • Calme vos peurs, votre colère, ou vos ruminations – des émotions fréquentes après l’annonce du diagnostic ;
  • Réduit les douleurs articulaires et musculaires – souvent aggravées par les traitements ;
  • Regonfle votre moral et chasse la déprime ou dépression – qui accompagnent souvent la maladie ;
  • Améliore la qualité de votre sommeil – ce qui renforce votre système immunitaire, au moment où vous en avez le plus besoin ;
  • Et vous aide à lâcher prise, à vous reconnecter à votre corps, à vos besoins, et à votre esprit – une démarche essentielle pour guérir.

Cela vous paraît peut-être trop beau pour être vrai ?

Et pourtant… Les effets du yoga sont tellement enthousiasmants qu’il est en train d’entrer dans les hôpitaux français… pourtant peu réputés pour leur ouverture à ce genre de méthodes !

 

Des séances de yoga à deux pas des blocs opératoires

 

A l’hôpital Saint-Louis, à Paris, cela fait déjà 5 ans que les femmes atteintes d’un cancer du sein bénéficient automatiquement de séances de yoga gratuites… qui ont lieu dans les locaux même de l’hôpital, pas très loin des salles d’opération !

Ce petit miracle doit tout à une femme en avance sur son temps, le Dr Caroline Cuvier, cancérologue. Elle explique :

« L’activité physique diminue le taux de récidive des patientes atteintes d’un cancer du sein. Elle permet aussi d’améliorer la qualité de vie pendant le traitement et de diminuer la fatigue. Le yoga, plus spécifiquement, a le mérite de s’adapter à la personne malade, de travailler sur la concentration pour mieux sentir son corps, et même le reconquérir. » [1]


Mélina, l’une de ses patientes, a témoigné des bienfaits que lui a apporté le yoga, elle qui a subi six mois de chimiothérapie et une intervention chirurgicale :

« Les nausées, la fatigue et l’anxiété m’empêchaient de respirer, j’avais un nœud à l’estomac en permanence. Les grandes respirations me libèrent, ça me donne de la force et de la confiance en moi ». [2]


Le yoga a également fait une entrée remarquée à la Pitié Salpêtrière, autre grand hôpital parisien. Ici, l’objectif est de soulager les douleurs chroniques, notamment celles de l’arthrose et de la lombalgie (mal de dos).

Cet effet « anti-douleur » (précieux en cas de traitement anti-cancéreux) est confirmé par le Dr Jocelyne Borel-Kuhner, qui a ouvert une consultation de yogathérapie dans un autre hôpital, celui d’Eaubonne dans le Val-d’Oise :

« Le yoga a des effets mécaniques – les étirements assouplissent les muscles –, mais aussi des effets sur le système nerveux. Une pratique régulière favorise la sécrétion d’endorphines qui calment la souffrance et diminue la production des substances inflammatoires. Elle agit à la fois sur la transmission et la perception de la douleur ». [3]


Tout cela, le Dr Borel Kunher l’a découvert grâce à un médecin visionnaire, pionnier de la yogathérapie depuis plusieurs décennies, le Dr Lionel Coudron.

Longtemps, ce précurseur a prêché dans le désert. Les mentalités un peu fermées du monde médical n’étaient pas prêtes à accueillir cette tradition indienne millénaire.

Mais depuis quelques années, une floraison de publications médicales est venue lui donner raison, et prouver scientifiquement les incroyables effets du yoga sur la santé du corps et de l’esprit.

 

Une avalanche d’études scientifiques pour cette activité ancestrale

 

Rien que pour les patientes atteintes de cancer du sein, une douzaine d’études sont parues ces deux dernières années… avec des résultats enthousiasmants !

Toutes ont montré une diminution significative de la fatigue physique et mentale de ces patientes… après seulement quelques semaines à pratiquer le yoga. [4] [5] [6] [7]

A chaque fois, leur état a été comparé de façon très rigoureuse à un groupe similaire qui n’avait pas fait de yoga. Et à chaque fois, les patientes qui ont bénéficié du yoga ont vu leur qualité de vie s’améliorer de façon très nette.

Le yoga a aussi un effet moins visible mais très précieux : il réduit l’inflammation chez les patientes atteintes de cancer du sein [8] [9], ce qui est d’autant plus intéressant que l’inflammation chronique est connue pour susciter et nourrir le cancer.

La qualité du sommeil est un autre problème courant en cas de cancer : après les traitements médicaux, 30 à 90 % des patients se retrouvent avec de sérieux troubles du sommeil. De quoi vous gâcher la vie… et accélérer votre risque de mort prématurée.

Mais une étude réalisée auprès de malades du cancer a montré qu’il suffisait de faire 2h30 de yoga chaque semaine pendant un mois pour voir la qualité de son sommeil nettement améliorée ! [10]

Et ne croyez pas que l’effet du yoga se limite aux patientes atteintes de cancer du sein. Une autre étude récente montre les mêmes effets positifs sur la qualité de vie des hommes victimes de cancer de la prostate. [11]

Voilà pourquoi l’une des chercheuses les plus en pointe sur le sujet, le Dr Anita Peoples n’hésite pas à déclarer publiquement :

« A ce jour, on n’a rien trouvé d’aussi efficace que le yoga pour améliorer la qualité de vie des malades du cancer. » [12]

Même l’activité physique « classique » ne produit pas d’effets aussi puissants [13]. Le yoga est un véritable prodige thérapeutique !

Pour en percer le secret, je me suis plongé dans le précieux livre du Dr Coudron, Le yoga, bien vivre ses émotions.

Voici ce que vous devez absolument savoir sur cette pratique ancestrale :

 

Comment le yoga soigne votre corps et votre esprit

 

Le yoga le plus pratiqué, le hatha yoga, combine à la fois des exercices de respiration, des enchaînements de postures de yoga et de la méditation.

Comprenez-bien que ces exercices n’ont pas été choisis « par hasard ». Ils ont au contraire été testés, améliorés et affinés pendant des siècles, avec rigueur et minutie.

Pour optimiser leur méthode, les pionniers du yoga ont effectué des milliers d’observation, sur des milliers de pratiquants… Et c’est ce qui en fait aujourd’hui une pratique incomparable, qui agit sur tous les points clés de notre santé.

D’abord, le yoga renforce les muscles, assouplit le corps et améliore l’endurance. Ce sont les trois ingrédients d’une activité physique complète, qui produit en elle-même d’excellents effets thérapeutiques.

Mais le yoga n’est pas seulement une « gymnastique ». Elle permet aux muscles de fonctionner en harmonie, elle améliore la posture et redonne au corps son unité et sa cohérence…. soit les mêmes effets que la kinésithérapie !

« Comme le ferait un fer à repasser sur un linge froissé, toutes les crispations de la journée sont éliminées une à une avec le yoga », explique le Dr Lionel Coudron… Exactement les mêmes effets qu’un massage professionnel !

Plus profondément, le yoga est aussi une forme de psychothérapie douce : grâce à ses effets « relaxant », il améliore l’estime que vous avez de vous-même et vous aide à ne plus vous laisser emporter.

Les exercices de respiration ont un rôle fondamental dans la gestion de vos émotions. Avez-vous remarqué que votre respiration s’accélère naturellement lorsque vous avez peur, que vous vous mettez en colère ou que vous êtes agité ?

Eh bien lorsque vous vous efforcez au contraire de ralentir votre respiration consciemment, vous obtenez le résultat inverse, un état général de paix mentale.

Ajoutez à cela la méditation et la visualisation du hatha yoga, et vous réussissez en plus à chasser vos pensées négatives et à adopter une attitude plus sereine par rapport aux événements, même les plus douloureux.

 

Réussir enfin à lâcher prise !

 

Toutes ces propriétés du yoga en font votre meilleur allié pour réduire le stress chronique, ce « mal du siècle » qui ronge en silence votre corps et votre esprit.

En cas de cancer, le yoga vous aide à lâcher prise, au moment où vous en avez le plus besoin… et au moment où c’est le plus difficile à faire !

Le premier réflexe contre cette maladie est de vouloir lui faire la guerre, de mobiliser toute son énergie pour détruire cet ennemi maléfique.

C’est une bonne chose au départ. Mais si votre organisme est en état de stimulation permanente, acharné à vouloir « battre » le cancer, avec l’angoisse permanente de ne pas y parvenir, il peut finir par s’épuiser.

Or c’est le repos, et non le combat, qui fait le plus de bien à vos cellules !

Le yoga permet à votre corps de récupérer en profondeur, et vous aide à trouver cet état de calme, de recul et d’espoir indispensable au bien-vivre… et à la guérison.

 

N’attendez pas de tomber malade !

 

Vous me direz, pourquoi attendre de tomber malade pour se mettre au yoga ?

Et… vous avez bien raison !

A titre personnel, je compte m’y mettre dès que possible. J’ai vraiment hâte d’ajouter cette merveilleuse activité à mon programme physique de la semaine (déjà composé de séances de musculation et d’efforts intenses « fractionnés »).

D’autant que je vous ai surtout parlé des effets du yoga contre le cancer, et pas de ses myriades d’autres bienfaits thérapeutiques prouvés scientifiquement.

J’y reviendrai, mais sachez que c’est une des meilleures activités qui existe :

  • Pour votre cœur : il régule votre tension artérielle [14] et améliore la santé des patients victimes de maladies cardiaques graves [15] [16] ;
  • Pour les problèmes respiratoires : le yoga réduit vos symptômes et améliore votre qualité de vie si vous êtes asthmatique [17] ;
  • Contre l’arthrose et l’ostéoporose [18] : le yoga fluidifie vos articulations [19], élimine la douleur et fortifie vos os [20] ;
  • En cas de douleur chronique au dos (lombalgie) [21] ou à la nuque [22] ;
  • Pour réduire votre stress [23], booster votre humeur [24] et améliorer votre sommeil [25] – des effets qui ne sont bien sûr pas réservés aux patients atteints de cancer !

Je pourrai aussi parler des effets thérapeutiques moins connus du yoga contre le glaucome [26], l’incontinence urinaire [27], les pulsions alimentaires [28] ou la sclérose en plaque. [29]

Mais vous avez compris l’idée : en un mot, le yoga est bon pour (presque) tout !

Le plus difficile, en fait, c’est… de s’y mettre !

Et c’est pour cela que j’ai besoin de vous.

 

A vos témoignages ! qu’est-ce que le yoga a changé pour vous ?

 

Aidez-moi à transmettre au plus grand nombre l’envie, la motivation de se lancer… et de persévérer.

Si vous avez fait du yoga, dites à notre belle communauté, ce que le yoga a changé pour vous, en commentaire de cet article.

On trouve d’innombrables témoignages sur Internet de personnes qui disent « le yoga a changé ma vie ! ». Est-ce que vous avez vécu cela, vous aussi ?

Et si vous êtes thérapeute ou professeur de yoga, avez-vous constaté chez vos patients ou vos élèves des cas d’amélioration particulièrement frappants ?

Livrez-nous votre témoignage, partagez votre expérience en  cliquant ici !

Ensemble, nous créerons une immense chaîne d’espoir et de motivation pour aider le plus grand nombre de personnes à franchir le pas… et à profiter enfin de tous les bienfaits du yoga.

Je compte vraiment sur vous !

Au nom de notre communauté de lecteurs, de personnes qui souffrent et de simples passionnés de santé, je vous en remercie d’avance.

Bonne santé !

Xavier Bazin

 

Sources :

[1] Le yoga entre à l’hôpital, article paru dans Le Parisien Magazine

[2] Le yoga entre à l’hôpital, article paru dans Le Parisien Magazine

[3] Le yoga entre à l’hôpital, article paru dans Le Parisien Magazine

[4] The effects of yoga on the quality of life and depression in elderly breast cancer patients, Yagli NV and Ulger O, Complement Ther Clin Pract.
2015 Feb

[5]
Effect of Yoga on cancer related fatigue in breast cancer patients with chemotherapy, Wang G et al, Zhong Nan Da Xue Xue Bao Yi Xue Ban. 2014 Oct

[6]
The effect of yoga exercise on improving depression, anxiety, and fatigue in women with breast cancer: a randomized controlled trial, Taso CJ et al, J Nurs Res. 2014 Sep

[7]
Restorative yoga for women with breast cancer: findings from a randomized pilot study, Danhauer SC et al, Psychooncology. 2009 Apr

[8]
Yoga reduces inflammatory signaling in fatigued breast cancer survivors: a randomized controlled trial, Bower JE et al, Psychoneuroendocrinology. 2014 May

[9]
Yoga's impact on inflammation, mood, and fatigue in breast cancer survivors: a randomized controlled trial, Kiecolt-Glaser JK et al, J Clin Oncol. 2014 Apr

[10]
Multicenter, randomized controlled trial of yoga for sleep quality among cancer survivors, Mustian KM et al, J Clin Oncol. 2013 Sep

[11]
Yoga may lessen side effects in men undergoing prostate cancer treatment More men willing to participate in yoga therapy than expected, ScienceDaily, nov 2015

[12]
More men willing to participate in yoga therapy than expected, ScienceDaily, nov 2015 [12] Regular yoga can help cancer survivors, The Telegraph News

[13] Certes, toute forme d’activité physique a en elle-même d’innombrables vertus pour la santé et devrait toujours être prescrite comme principal adjuvant anti-cancer.
Mais le yoga est beaucoup plus qu’une simple « activité physique ». C’est ce qu’a montré de façon spectaculaire une étude de très haute qualité méthodologique, publiée en 2014 dans le Journal of Clinical Oncology (http://jco.ascopubs.org/content/early/2014/03/03/JCO.2012.48.2752.abstract). Les chercheurs ont sélectionné trois groupes de patientes sous radiothérapie pour cancer du sein : un groupe en liste d’attente, un groupe qui a bénéficié de séances d’étirement, et un groupe qui a suivi des cours de yoga – trois fois par semaine, pendant 1 mois et demi. Comme prévu, les séances de yoga comme les séances d’étirement ont nettement réduit la fatigue de ces patientes et amélioré leur qualité de vie globale. C’est l’effet « activité physique ». Mais sur tous les critères testés (fatigue, sommeil, qualité de vie) le yoga a obtenu de meilleurs résultats que les simples « étirements ». Le yoga s’est avéré particulièrement efficace à réduire le stress de ces patientes, dont le niveau était mesuré par des tests salivaires de cortisol (l’hormone du stress). Et ce n’est pas une étude isolée : elle a été confirmée par deux autres recherches publiées en 2015. En seulement 8 séances, le yoga fait mieux que les activités physiques classiques sur le niveau de dépression, de fatigue, de douleur et de qualité de sommeil de patientes atteintes de cancer du sein (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25697379 / http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25567329)

[14] Yoga for hypertension: a systematic review of randomized clinical trials, Posadzki P, Dare reviews, 2014 [15] Effects of Yoga in Patients with Chronic Heart Failure: A Meta-Analysis, Gomes-Neto M et al, Arq Bras Cardiol.
2014 Nov http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25317861

[16]
Effect of yoga on arrhythmia burden, anxiety, depression, and quality of life in paroxysmal atrial fibrillation: the YOGA My Heart Study, Lakkireddy D et al, J Am Coll Cardiol. 2013 Mar

[17]
Yoga for asthma, Yang ZY et al, Cochrane Database Syst Rev. 2016 Apr

[18]
Yoga for rheumatic diseases: a systematic review, Cramer H et al, Rheumatology (Oxford). 2013 Nov

[19]
Yoga in Sedentary Adults with Arthritis: Effects of a Randomized Controlled Pragmatic Trial, Moonaz SH et al, J Rheumatol. 2015 Jul

[20]
Twelve-Minute Daily Yoga Regimen Reverses Osteoporotic Bone Loss, Lu, Yi-Hsueh PhD et al, Topics in Geriatric Rehabilitation, june 2016

[21]
A systematic review and meta-analysis of yoga for low back pain, Cramer H et al, Clin J Pain. 2013 May

[21]
Yoga for chronic neck pain: a pilot randomized controlled clinical trial, Michalsen A et al, J Pain. 2012 Nov

[23]
Yoga as an alternative and complementary approach for stress management: a systematic review, Sharma M, J Evid Based Complementary Altern Med. 2014 Jan

[24]
Effects of yoga versus walking on mood, anxiety, and brain GABA levels: a randomized controlled MRS study, Streeter CC et al, J Altern Complement Med. 2010 Nov

[25]
Efficacy of yoga for vasomotor symptoms: a randomized controlled trial, Newton KM et al, Menopause. 2014 Apr

[26]
Intraocular Pressure Rise in Subjects with and without Glaucoma during Four Common Yoga Positions, Jessica V. Jasien, PLOS, dec 2015

[27]
Specialized Yoga Program Could Help Women with Urinary Incontinence, Elizabeth Fernandez, UCSF 2014

[28]
Yoga Takes A Bite Out Of Eating Disorders, Science Daily, 2005

[29]
Yoga and Aquatic Exercise Can Help Combat MS symptoms, University of Basel, 2016

 

 

 

 

 

«  Et si c’était ça, la clé du bonheur ?

 

C’est une leçon de vie qui restera toujours gravé dans ma mémoire.

C’était en Tanzanie. Je revenais des gorges d’Olduvai, considérées comme le berceau de l’humanité… car c’est là où tout a commencé pour nous, hominidés !

Encore émerveillé par cette symbolique, je me dirigeai vers mon deuxième objectif de la journée : la rencontre avec les Masaïs.

Les Masaïs sont un des tout derniers peuples au monde à vivre selon les coutumes et traditions de leurs ancêtres – et cela, depuis des milliers d’années !

Semi-nomades, ils migrent chaque année au Kenya lorsque la saison sèche frappe la Tanzanie. Ils emmènent alors leurs troupeaux de vaches, chèvres et moutons… et, arrivés à destination, ils reconstruisent entièrement leur village.

Ce jour-là, j’ai eu la chance d’être accueilli par le fils du chef du village. Il me conduisit dans sa « maison », une sorte d’igloo fait de boue, de bouse de vache et de branchages.

Et c’est dans cet espace minuscule, au confort plus que rudimentaire, qu’il me fit cette confidence qui me laissa sans voix. Lui, le guerrier masaï qui me faisait face, était diplômé de l’Université de Dar es Salam, la capitale économique de Tanzanie !

  • Mais, mais… lui-dis-je, n’avez-vous pas eu la tentation de rester en ville ?
  • Jamais de la vie, me sourit-il avec un enthousiasme et une sincérité désarmante. Je suis beaucoup plus heureux ici !

Cet homme avait goûté pendant plusieurs années au confort de la vie moderne… et pourtant, pour rien au monde il n’aurait renoncé à la vie masaï, rythmée par la tradition, les lois de la nature et la cadence des saisons.

Comment est-ce possible ? Qu’avait-il compris du bonheur qui m’échappait totalement ?

La réponse, je crois, est que notre vie moderne n’a pas que des bons côtés : elle comporte aussi des pièges cruels et difficiles à déjouer… sauf si l’on nous en donne les clés !

 

Premier piège : l’abondance

 

Le confort est un bienfait incontestable… mais il ne fait jamais le bonheur.

Des psychologues l’ont montré de façon frappante en étudiant des gagnants du loto : ces « heureux élus » vivent quelques mois d’euphorie… mais au bout d’un an environ, ils reviennent presque toujours à leur niveau de bonheur d’avant
.

Ils ont beau avoir une grande maison, une voiture de luxe et un confort matériel incomparable avec leur vie d’avant, ils ne sont pas plus heureux. Pour une raison simple : ils s’y sont habitués.

Car il nous est très difficile de nous réjouir d’une source de bonheur si elle est là tous les jours. On finit par trouver cela normal et on n’y pense plus.

On oublie qu’avoir deux jambes pour marcher est une chance énorme… jusqu’au jour où l’on se fracture la cheville.

Les psychologues appellent cela « l’habituation hédonique » : c’est notre tendance à tenir pour « acquis » tout ce que nous avons.

Et sur ce point, les sociétés traditionnelles ont un avantage.

Là-bas, manger à sa faim, boire à sa soif, survivre aux caprices de la nature n’est jamais totalement garanti. Ils en retirent donc un bonheur quotidien plus profond et durable.

Voici comment l’agriculteur et écrivain Pierre Rabhi parle de la petite communauté algérienne de son enfance :

 

« Ici, l’existence s’éprouve d’une manière tangible. La moindre gorgée d’eau, la moindre bouchée de nourriture donne à la vie sur fond de patience toujours renouvelée, une réelle saveur. On est prompt à la satisfaction et à la gratitude dès lors que l’essentiel est assuré, comme si un jour vécu était déjà un privilège, un sursis ». [1]

Avec l’abondance, au contraire, on risque toujours de ressembler à ces enfants gâtés… qui ne réalisent pas la chance qu’ils ont… et qui n’arrêtent pas d’en réclamer davantage

Plutôt que de penser à ceux qui n’ont pas leur chance, ils trépignent de ne pas posséder ce que leurs camarades viennent d’avoir.

Voilà pourquoi la course à l’accumulation des richesses ne conduit jamais au bonheur ! C’est le destin du hamster condamné à tourner en rond dans sa cage, sans jamais arriver nulle part.

Car il y aura toujours autour de nous quelqu’un de mieux loti, que l’on pourrait jalouser.

Et c’est une pente d’autant plus dramatique qu’il n’y a rien de plus précieux dans la vie d’un être humain que d’entretenir des relations saines et profondes avec ses semblables.

 

Deuxième piège : la solitude

 

Tout le monde le sait, intuitivement : le plus grand trésor qu’il nous est donné d’avoir sur cette terre, c’est l’amour et l’affection qui nous lie aux autres.

Cela a même été prouvé scientifiquement, grâce à l’incroyable « étude de Harvard », commencée en 1938 et encore poursuivie aujourd’hui.

Depuis 80 ans, des chercheurs examinent minutieusement le parcours de vie de plus de 700 Américains. Chaque année, ils réalisent avec eux des interviews approfondies et examinent leurs bilans de santé.

Ils cherchaient à savoir ce qui, dans leur parcours et leurs habitudes de vie, contribuait le plus au bonheur et à la longévité.

Leur conclusion est sans appel : ce qui rend heureux et en bonne santé, ce n’est ni l’argent, ni le succès… mais le fait de nouer des relations étroites, amicales ou amoureuses ! [2]

Selon le Dr Waldinger, qui a dirigé les recherches :

 

« La conclusion la plus nette que nous pouvons tirer de cette étude de 75 ans est celle-ci : de bonnes relations nous maintiennent heureux et en bonne santé. C’est tout. »

 

Le problème, malheureusement, c’est que la modernité ne nous y aide pas vraiment !

Les Masaïs, eux, n’ont aucun effort à faire : de leur naissance à leur mort, ils ne sont jamais seuls. Ils jouissent d’interactions permanentes avec les membres de leur village, qui n’est autre qu’une grande famille de 150 personnes environ.

Dans nos sociétés modernes, au contraire, on peut choisir de passer toute la journée derrière un écran de télévision et d’ordinateur, sans jamais sortir de chez soi…

Or la solitude n’est pas seulement liée au malheur : elle est aussi la cause directe d’un état de santé dégradé : mort prématurée [3], déclin cognitif [4], crise cardiaque. [5]

Et malheureusement, les « amis virtuels » que nous offre la technologie (Facebook…) ne sont pas d’un grand secours. Rien ne remplace le contact face à face, yeux dans les yeux. [6]

Les nouvelles technologies sont décidément à double tranchant. Si vous n’y prenez pas garde, elles peuvent même vous entraîner dans le dernier grand piège de notre temps :

 

Troisième piège : la vitesse

 

Il suffit de passer quelques minutes au cœur d’une grande ville pour en faire l’expérience : bruits, feux rouges, voitures, passants, panneaux publicitaires, vitrines : notre état de conscience est interrompu sans arrêt par un flux ininterrompu de stimulations.

Et avec les nouvelles technologies, c’est encore pire : sonneries, SMS, emails, tweets… notre esprit est sollicité et interrompu en permanence.

Le problème est que notre cerveau n’est pas fait pour cela. C’est au contraire le meilleur moyen de le faire dépérir !

Car notre bien-être dépend en grande partie de notre capacité à être attentif : c’est lorsque nous sommes réellement présents
à ce que nous faisons que nous sommes le plus heureux.

Or la sur-stimulation de notre temps détraque notre attention et entraîne notre cerveau dans un tourbillon incessant. Il est incapable de fixer son attention… et en ressort lessivé !

 

Cultivez la simplicité avec ce mantra secret

 

Voilà, il me semble, 3 grands pièges de notre modernité.

Mais la bonne nouvelle, c’est que chacun de ces poisons possède son antidote ! Ces pièges peuvent être déjoués par des solutions simples et faciles à suivre !

Et cela commence par un maître mot, la simplicité.

Cultiver la simplicité, ou la sobriété, c’est aller à l’essentiel. Comme dans une vieille maison, il est important de faire le tri… et se débarrasser du superflu et des distractions.

C’est renoncer à l’accumulation de biens matériels dont nous n’avons pas besoin. C’est jouir des plaisirs simples de la vie en y étant pleinement présent
.

Être « simple d’esprit », ce n’est pas être stupide, bien au contraire.

C’est fuir les complications et les distorsions de la vie moderne pour mieux embrasser une vie sobre, profonde et authentique.

Ce n’est pas évident, bien sûr. Comme le rappelle le Pr Kabat Zinn :

 

« Il est tellement facile de regarder sans voir, d’écouter sans entendre, de manger sans rien goûter, de ne pas sentir le parfum de la terre humide après une averse, et même de toucher les autres sans être conscient des émotions que l’on échange » [7]

 

Heureusement, il existe des exercices pratiques qui nous aident à revenir à l’essentiel.

L’un d’entre eux est le « mantra secret », révélé par le philosophe Matthieu Ricard :

 

« Voici le mantra qu’un maître tibétain a recommandé. C’est le mantra le plus secret qu’on puisse imaginer, je me demande même si j’ai la permission de le partager avec vous.

Le voici : « je n’ai besoin de rien ».

 

Répétez-le dix fois de suite. Vous verrez, on se sent si bien ! »

 

Voilà le premier pas vers le bonheur : réaliser qu’on n’a pas besoin d’avoir « toujours plus » pour être heureux.

 

Musclez votre esprit, entraînez le à la sérénité

 

Mais cela ne suffit pas, évidemment.

Si on le laisse à lui-même, notre cerveau se compare, jalouse, rumine… et ce ne sont pas les sur-stimulations permanentes du monde moderne qui l’aident à se calmer !

Voilà pourquoi il est crucial de muscler notre cerveau dans la durée pour l’habituer au calme et à la satisfaction du moment présent.

Et pour y réussir, je ne connais pas meilleure pratique que la méditation en pleine conscience
.

Ne soyez surtout pas intimidé par ce terme de « méditation ». C’est beaucoup plus simple et « terre à terre » qu’on ne le croit : il s’agit uniquement de s’arrêter quelques secondes ou quelques minutes dans sa journée, et de se concentrer sur l’instant présent.

On peut écouter son cœur battre, sentir sa respiration, faire un « scan corporel » en essayant de ressentir chacun de nos membres (jusqu’à nos doigts de pieds), écouter les sons autour de soi.

Cela peut être éprouvant, au départ. Car lorsque l’on plonge dans les méandres de notre esprit, on y trouve parfois une forme de chaos.

Et on se rend compte à quel point il peut être difficile d’empêcher notre esprit de « vagabonder » ! On est en permanence obligé de se rappeler à l’ordre (avec bienveillance) et d’en revenir à la concentration sur le moment présent.

Mais quelle récompense, lorsque vous faites l’effort !

Pas seulement pour ces moments de grâce où vous goûtez soudainement à une autre expérience du monde et de vous-même…

…mais surtout pour les effets de long terme de cette pratique pour retrouver la sérénité au quotidien.

Réduction du stress, de l’anxiété, des problèmes cardiaques, des douleurs chroniques, des troubles du sommeil… on ne compte plus les bienfaits de la méditation, prouvés scientifiquement. [8]

Mantra secret, méditation… ajoutez à cela quelques exercices de gratitude et vous serez comblé :

Soyez reconnaissant de ce que vous avez

 

J’ai consacré une lettre complète aux vertus thérapeutiques du sentiment de gratitude, et aux études scientifiques récentes qui en montrent les éclatants bienfaits pour notre santé.

Mais la gratitude est beaucoup plus qu’un médicament : c’est l’antidote le plus puissant de la modernité… parce qu’elle nous pousse à nous comparer à ceux qui ont moins,
plutôt qu’à ceux qui ont plus.

Et c’est si simple ! Voici comment faire, si vous voulez profiter de ses bienfaits :

Dès le matin, au réveil, prenez quelques secondes pour réaliser la chance que vous avez.

Vous auriez pu vous réveiller aveugle, sourd ou paralysé… mais non, votre cœur bat tranquillement, vous respirez sans difficulté, vous avez bien vos deux jambes, vos deux bras et une tête bien faite.

Vous avez la chance d’avoir un toit au-dessus de votre tête. Vous avez l’eau courante, l’électricité à toute heure de la journée, un ordinateur qui vous permet de vous connecter à des informations passionnantes.

Vous vivez dans un pays libre. Vous avez des yeux pour admirer la beauté de ce qui nous entoure.

Maintenant, allez un cran plus loin : soyez reconnaissant de tout ceci. Dites merci. Exprimez votre gratitude.

Si vous être croyant, c’est facile : il vous suffit de remercier le Créateur. Si vous ne l’êtes pas, vous pouvez vous contenter de remercier « la vie » pour tous ses bienfaits.

Essayez de réaliser que ce qu’il y a de positif dans votre vie, vous le devez au moins en partie à quelqu’un d’autre : à vos parents qui vous ont donné la vie, et à tous ceux qui l’ont influencé, etc. Remerciez-les en pensée.

Vous pouvez aussi remercier les ouvriers qui ont construit votre chambre, les artisans qui ont fabriqué votre matelas, les paysans qui ont fait pousser le café que vous vous apprêtez à déguster. Et ainsi de suite.

Vous êtes malade, vous souffrez, vous traversez des épreuves ? Faites tout de même l’effort de remercier la vie pour ce qu’elle vous apporte de positif. Des chercheurs ont montré que la gratitude est efficace y compris chez des victimes d’une maladie dégénérescente et incurable. [9]

Voilà, après ces quelques secondes de gratitude, vous pouvez à présent vous lever et bien commencer la journée.

Et le soir venu, juste avant de dormir, prenez à nouveau une à deux minutes.

Cette fois, pensez (ou, mieux encore, notez dans un carnet !) à tout ce qui vous est arrivé de positif dans la journée, et exprimez votre reconnaissance à ceux qui l’ont facilité.

 

« Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries », disait joliment Marcel Proust.

 

Et bien sûr, tout au long de la journée, pensez bien à remercier chaleureusement tous ceux qui vous rendent service. Ne considérez jamais rien comme « donné » – par exemple, n’hésitez pas à remercier votre conjoint d’avoir cuisiné… même s’il le fait depuis 30 ans !!

La magie de la gratitude est de nous lier plus étroitement aux autres. Elle nous pousse à la bienveillance envers celui qui nous a rendu service… qui se sentira d’autant plus proche de vous qu’il recevra un « merci » !

Cultivez la simplicité, la sérénité et la gratitude… et vous verrez que l’amour sera décuplé dans votre cœur et celui de votre entourage.

Et c’est bien cela, le plus important dans la vie.


Xavier Bazin »

[1] Pierre Rabhi, Vers la sobriété heureuse, Actes Sud, 2013.

[2] Qu’est ce qui fait une vie réussie ? Leçon de la plus longue étude sur le bonheur. Robert Waldinger. 2015

[3] Social Relationships and Mortality Risk: A Meta-analytic Review. Julianna Holt-Lunstad et all. Plos medicine. July 2007

[4] Effects of Social Integration on Preserving Memory Function in a Nationally Representative US Elderly Population. Karen A. Ertel et all. Am J Public Health. 2008 July.

[5] Perceived neighbourhood social cohesion and myocardial infarction. Eric S Kim et all. J Epidemiol Community Health. August 2014

[6] Why face-to-face matters in our digital contact? Susan Pinker. The Guardian, March 2015

[7] Jon Kabat-Zin, dans Se changer, changer le monde, L’Iconoclaste, 2013.

[8] Meditation Interventions for Chronic Disease Populations: A Systematic Review. Chan RR et Larson JL. J Holist Nurs. 2015 Dec

[9] Counting Blessings Versus Burdens: An Experimental Investigation of Gratitude and Subjective Well-Being in Daily Life. Robert A. Emmons et Michael E. Mc Cullough. Journal of Personality and Social Psychology. 2003